Décès de William Klein, 96 ans, photographe révolutionnaire et visionnaire

William Klein, monument de la photographie, s’est éteint samedi soir à Paris âgé de 96 ans. Un information rendue publique ce lundi, par un communiqué de presse de son fils. 

New York, son livre qui a marqué l’histoire de la photographie 

Sous les recommandations du réalisateur Chris Marker, le livre de William Klein, New York, qu’il réalise en 1954 est édité pour la première fois en France aux éditions du Seuil. Un ouvrage qui est devenu un incontournable de la photographie. 

Il se paie son premier appareil photo en remportant une partie de poker. D’abord attiré par la peinture, il fréquente l’atelier de Fernand Léger durant ses premières années à Paris. Puis reconnu pour ses talents de photographe, il est embauché par le magazine Vogue à New York, mais préfère le chaos des rues aux mises en scènes standardisées. Appréciant surtout les moyens professionnels que le milieu de la mode lui offre, mais sans montrer un intérêt particulier pour cet univers, il met à profit cette expérience pour nourrir sa démarche artistique. Il est d’ailleurs connu pour avoir sorti des studios les photos de mode au profit de la rue. 

« Brutale », « vraie », « vivante »

Le photographe s’essaiera aussi à la caméra : films publicitaires, longs et courts-métrages… Qui êtes-vous Polly Maggoo?, sorti en 1966, est l’oeuvre la plus connue. Une comédie satirique sur le monde de la mode et de la publicité, avec Dorothy McGowan et Jean Rochefort. 

Cité parmi les artistes les plus influents du XXème siècle, il a bénéficié de nombres expositions et rétrospectives internationalement. S’exprimant au micro de France Info, le directeur de rédaction du magazine Polka, Alain Genestar évoque un « révolutionnaire », un « précurseur » dont la photographie « brutale », « vraie », « vivante » restera dans les mémoires. C’est son style provocateur qui lui aura valu les plus beaux regards.

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