Elizabeth II (2/7) : Amoureuse de Philip malgré les rumeurs d’infidélité du prince…

Une fois devenue reine, Elizabeth II a fait de ses obligations royales sa priorité. Difficile de maintenir une relation d’amour équilibrée avec le prince Philip qu’elle a aimé dès leur première rencontre. Elle a fait passer sa vie de femme après sa vie de reine, au détriment de ses propres sentiments et émotions parfois, et au détriment des désirs de son mari, qui a pu de son côté parfois se lasser de toutes ces contraintes royales… Pourtant, les deux tourtereaux se sont toujours aimés…

Élizabeth rencontre son futur époux, le prince Philippe de Grèce et de Danemark, de cinq ans son ainé en 1934, à l’âge de 8 ans. Aussitôt, c’est le coup de foudre.

Cousins issus de germains par le roi de Danemark, Christian IX et cousins arrière-issus de germains par la reine Victoria, ils se revoient en 1937 puis se rencontrent à nouveau au Royal Naval College de Darmouth en juillet 1939. Alors qu’elle n’a que 13 ans, Élisabeth déclare qu’elle est tombée amoureuse de Philippe.

Ils échangent des lettres avant de se fiancer le 9 juillet 1947. Elizabeth a 21 ans.

La relation suscite quelques oppositions : Philippe n’est qu’un membre d’une branche cadette de la Maison royale de Grèce qui a connu plusieurs tumultes.

Malgré des caractères très opposés, et une famille Windsor peu encline à cet amour, Philippe et Elizabeth se marient.

Un lourd protocole encadre le quotidien du couple

À peine cinq ans après leur mariage, le roi George VI, père d’Elizabeth, meurt. À seulement 26 ans, Elizabeth devient reine d’Angleterre. Philip, qui ne sera jamais roi, mais seulement prince consort, doit trouver un rôle. Il doit sacrifier sa carrière dans la Royal Navy et devenir le second de sa femme, marchant toujours deux pas derrière elle. Il est difficile pour lui de n’être que « l’époux de la reine« .

« Vivre discrètement comme il l’a fait, toujours derrière la reine, existant à travers ses gaffes et ses saillies ou ses attitudes, ça n’était pas facile », explique Jean des Cars sur BFMTV ce vendredi.

Il doit même renoncer à son nom – Mountbatten – et à l’idée que la reine le porte, devant le refus de Churchill, Premier ministre. Il affirme alors avec déception : « Je suis le seul homme de ce pays qui n’est pas autorisé à donner son nom à ses enfants ».

Souvent en colère, de mauvaise humeur, le prince Philip a dû quitter Clarence House pour la froideur du palais de Buckingham et son quotidien l’agace : il ne supporte pas le joueur de cornemuse présent tous les matins sous les fenêtres de la reine… Il a l’impression de ne pas compter : il n’est pas invité aux rendez-vous hebdomadaires de la reine avec le Premier ministre, n’a pas connaissance du contenu des fameuses boîtes rouges…

« Mais il a réussi à rendre la reine heureuse. Cet amour qu’elle a eu pour lui à l’âge de 13 ans ne s’est jamais démenti à travers les crises, la guerre, les scandales familiauxIls sont extrêmement complémentaires et c’est pour ça que ce mariage est une réussiteElizabeth manquait d’assurance et Philip a fait beaucoup pour lui donner confiance en elle, il lui faisait répéter ses discours. De son côté, elle a adouci son tempérament. Il a appris à être patient, à supporter la routine des engagements officiels », estimait à l’occasion de leurs 70 ans de mariage, la spécialiste de la famille Windsor, Isabelle Rivière, auteure de Elizabeth II : dans l’intimité du règne. 

Des rumeurs d’infidélité du prince

Ensemble, Philip et Elizabeth ont quatre enfants. L’aîné, Charles, naît un an après leur mariage. Naissent ensuite Anne, en 1950, puis Andrew et Edward en 1960 et 1964.

Philip et Elizabeth ont très tôt fait chambre à part, et même appartements à part.

On ne saura jamais si Philip a été infidèle, mais les noms de certaines de ses supposées conquêtes ont toujours alimenté régulièrement les colonnes des tabloïds. Il a en effet été la cible de nombreuses rumeurs d’infidélité au cours de sa vie. Son nom fut évoqué dans un scandale sexuel dans les années 60, l’affaire du divorce de la duchesse d’Argyll. Trop proches de certaines femmes, comme notamment son amie d’enfance Hélène Cordet, le duc d’Edimbourg aurait multiplié les conquêtes et même eu des enfants avec elles.

Les preuves tangibles sur ses supposées liaisons n’ont pourtant jamais existé…

« Avez-vous jamais réfléchi au fait que ces quarante dernières années, je n’ai jamais été nulle part sans qu’un policier m’accompagne ? Alors comment diable pourrais-je m’en tirer comme ça », avait-il affirmé au journal The Independent en 1992.

Quelques mois avant sa mort, Lady Diana avait même menacé de faire des révélations fracassantes.

Malgré les rumeurs de désunion entre la reine et son époux, le prince Philip, que la reine appelait son « roc » ne l’a jamais quittée. Il l’a toujours soutenue, notamment dans les moments les plus difficiles, comme dans les années 90, ponctuées de divorces, de l’incendie de Buckingham et de la mort de Diana ou encore lors des tentative de son assassinat… A lire demain…

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