Festival de cannes 2022 : Volodymyr Zelensky, invité surprise !

Volodymyr Zelensky au festival de Cannes

« Parce qu’il y a des voix que nous nous devons d’écouter, en direct de Kiev, Volodymir Zelensky »… C’est avec ces mots que Virginie Efira, la maitresse de la cérémonie d’ouverture, a introduit le président ukrainien qui s’est adressé au public.

Toujours connu pour porter un regard sur le monde d’aujourd’hui, cette année, le Festival de Cannes entre au plus près de l’Histoire en offrant l’intervention surprise de Volodymyr Zelensky.
En direct de Kiev, Volodymyr Zelensky a pris la parole en visio lors de la cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes diffusé sur France 2 ce mardi 17 mai.

« La première édition du Festival de Cannes s’est tenue en 1946 après la Mostra de Venise »

Après avoir rendu hommage à Johnny Hallyday en interprétant « Que je t’aime » en duo avec le chanteur Vincent Delerm, Virginie Efira a aussitôt évoqué la guerre en Ukraine. Elle a rappelé l’origine d’après-guerre du Festival de Cannes : « La première édition du Festival de Cannes s’est tenue en 1946 après la Mostra de Venise comme un message d’espoir sur les ruines d’une Europe en pleine reconstruction ».

« Depuis, la force du Festival a toujours été de faire corps avec l’Histoire. Aujourd’hui, alors que nous célébrons la 75e édition, les réalisateurs ukrainiens comme les cinéastes dissidents russes y ont leur place. Parce qu’il y a des réalités qui écrasent tout  et qui s’imposent à nous, parce qu’il y a des voix que nous nous devons d’écouter, Mesdames et Messieurs, avec nous, en direct de Kiev, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky », a lancé Virginie Efira.

Volodymyr Zelensky a été accueilli par une standing ovation du public, avant de prononcer un long discours émouvant.

« Le grand dictateur de Charlie Chaplin n’a pas détruit à l’époque le dictateur réel.« 

« Le 1er septembre 1939, à Cannes, devait être lancé le premier festivalMais la seconde Guerre mondiale a éclaté et pendant 6 ans, le cinéma était sur les fronts de cette guerre avec l’ensemble de l’humanité ».

Il a aussi évoqué la sortie en 1940 du film Le Dictateur de Charlie Chaplin : « Le grand dictateur de Charlie Chaplin n’a pas détruit à l’époque le dictateur réel. Mais grâce à ce film, le cinéma a cessé d’être muet, dans tous les sens du terme. C’était la voix de la future victoire de la libertéÀ nouveau, le cinéma ne doit pas être muet. En Europe, c’est la plus terrible des guerres depuis la Seconde guerre mondiale. La responsabilité en incombe à une seule personne. Des centaines de personnes meurent tous les jours. Elles ne vont pas se relever après. Clap de fin… Est-ce que le cinéma va se taire ou est-ce qu’il va en parler ?… Je suis persuadé que le dictateur va perdre (…) La haine finira par disparaître et les dictateurs mourrontIl nous faut un nouveau Chaplin qui prouvera que de nos jours le cinéma n’est pas muet »

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