« Le Mozart de la finance a un bilan économique très mauvais » a balancé Le Pen à Macron au débat de l’entre-deux-tours

Ce mercredi 20 avril, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ne se sont pas faits de cadeaux. Emmanuel Macron a attaqué incisivement Marine Le Pen mais celle-ci ne s’est pas laissée faire. Elle a dénoncé son bilan économique « très mauvais ».

Hôpital, pouvoir d’achat, retraite… Ce mercredi 20 avril, en direct sur TF1 et France 2, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés au débat de l’entre-deux-tours. Marine Le Pen s’est opposée d’entrée à la retraite proposée à l’âge de 65 ans par Emmanuel Macron. C’est selon elle, « une injustice insupportable ». Pour elle, les Français « partiront à la retraite entre 60 et 62 ans avec 40 à 42 ans d’annuités » et d’affirmer : « Plus on travaille tôt et dur, plus il faut partir tôt ».

Une opposition ferme entre les deux candidats sur la retraite

Elle ajoute également : « Je propose un système progressif. Tous ceux qui auront eu un premier emploi significatif entre 17 et 20 ans pourront partir à 60 ans ». Puis Emmanuel Macron explique qu’il proposait de passer « le minimum contributif, aujourd’hui de 980 euros à 1100 euros ». En détaillant son désir de faire travailler progressivement les Français en décalant l’âge légal à la retraite de quatre mois par an, Emmanuel Macron reproche à Marine Le Pen de ne pas prendre en compte les carrières longues et la pénibilité.

« Vous avez un bilan social encore pire »

Celle-ci lui rétorqua rapidement qu’il avait créé « 600 milliards d’euros de dette supplémentaire en cinq ans, dont deux tiers qui n’ont rien à voir avec la covid-19 » et d’ajouter : « Il y a 400 000 pauvres supplémentaires, c’est votre résultat... Il y a 85 milliards de déficit de la balance commerciale, un record absolu. L’augmentation de la productivité est de 0,1 %. Le Mozart de la finance a un bilan économique très mauvais et un bilan social encore pire », a-t-elle taclé.

4 réactions sur “« Le Mozart de la finance a un bilan économique très mauvais » a balancé Le Pen à Macron au débat de l’entre-deux-tours

  1. Avant d’accuser, le ‘ Mozart ‘de la finance devrait expliquer aux milliers voir million de pauvres , ce qu’évoque pour lui le ‘ TRUST ‘ dont il fait partie, par le biais de la banque Rothschild complètement opaque , où il a placé ses millions d’ euros à l’étranger plutôt que de les déclarer EN FRANCE payer les impôts qu’il doit à l’ ÉTAT comme tous les français . Bien malin ce prétentieux conseiller financier partenaire et actionnaire de la banque Rothschild ? Il prétend faire la chasse aux mafieux de la finance , mais que fait-il pour ses propres placements cachés ? Lui sait comment faire pour ne pas être imposable et passer à travers les mailles du filet… et il est à la TÊTE de l’état ! Par qui sommes nous gouverné ?

  2. franchement qui ose dire que MACRON est un bon gestionnaire ???? certainement pas la FRANCE, le pays va mal , il fait la chasse aux sorcières pour la finance et il est lui même un FRANCAIS qui place son argent chez les étrangers et en plus « PRESIDENT  » IL CONNAIT ENTIEREMENT LA FINANCE POUR DETOURNER TOUTES LES LOIS
    et que cela vous plaise ou non MARINE lui donne le doux nom de MOZART !!! il connait par cœur les partissions de MOZART !!!! MARINE A RAISON

  3. bonjour,
    quelques mots concernant le débat: Macron- Le Pen.
    Macron est apparu très respectueux et maitrisant ses sujets et même ceux de Mme Le Pen,quand a elle très soucieuse de soigner son image elle est passée a coté du débat,et dans la mesure ou son programme était bancal, elle n’a pas pu argumenter et défendre l’indéfendable, quand a sa posture malgré ses efforts c’est montrée méprisante et arrogante dans sa posture.

    présidentiel de 2022, l’« horreur » n’est plus associée dans l’opinion à Marine Le Pen. La candidate du Rassemblement national (RN) a plus que jamais adouci son image quand son programme demeure, lui, toujours contraire aux valeurs démocratiques et républicaines. Celle qui a évité de surfer sur le pouvoir de la rue pour tout miser sur la présidentialité et le respect du processus électoral s’affirme légaliste.

    De fait, elle promet de « respecter » la loi et la Constitution, mais elle entend, en réalité, changer l’une et l’autre de fond en comble. La politique prime le droit, assume-t-elle, avec l’ambition de mettre en œuvre un projet qui écorche droits fondamentaux et libertés individuelles, sans lesquels la démocratie n’est que le pouvoir du plus grand nombre et non le respect de tous.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Marine Le Pen présente un budget bancal de son projet pour la présidentielle

    Marine Le Pen a prévenu : la première mesure qu’elle prendra si elle accède à l’Elysée sera de soumettre par référendum un projet de loi, déjà rédigé, sur l’immigration et l’identité, et dont découle sa politique. Elle videra de son contenu une partie du préambule de la Constitution de 1946.
    La candidate du Rassemblement national a détaillé les recettes et les dépenses de son programme, qu’elle juge « à l’équilibre », mais elle multiplie les hypothèses de financement très contestables.

    Marine Le Pen a dévidé d’un ton morne, mercredi 23 mars, à son siège de campagne, une aride avalanche de chiffres pour soutenir la faisabilité de son programme présidentiel. Toujours suspectée de manquer de crédibilité, la candidate du Rassemblement national (RN) a présenté la liste des recettes et des dépenses en six tableaux, et revendiqué, avec force commentaires techniques, de présenter le projet « le plus sérieux ». Un cabinet d’audit indépendant devait valider ses hypothèses financières : aucun n’a accepté.

    Pour financer son programme, elle table sur des rentrées de 68,3 milliards d’euros chaque année, avec deux gros postes d’économies controversés : l’immigration et la fraude sociale. Elle promet de trouver 16 milliards d’euros en réduisant de 75 % l’immigration familiale, les flux de l’asile et l’aide médicale d’Etat, ainsi qu’en réduisant les aides sociales versées aux étrangers vivant en France. « On veut couper les pompes aspirantes », résume Renaud Labaye, son directeur de cabinet. Mais dans son estimation, déjà présentée le 2 décembre 2021, la candidate se réfère aux 7 millions d’« immigrés », alors que 2,5 millions d’entre eux sont français, et multiplie les hypothèses très contestables.

    Marine Le Pen espère aussi récolter 15 milliards d’euros par an de fraude fiscale et sociale, son « autre grande mesure d’économies ». Comment récupérer la totalité de sommes qui échappent encore aux services fiscaux et aux caisses de sécurité sociale ? Elle ne le dit pas et invite « à être optimiste », alors que l’Etat recouvre déjà 11 milliards de fraude fiscale en 2021.

    Pour réaliser ces économies, Marine Le Pen devra déroger au droit de l’Union européenne (UE). Elle vise les citoyens européens au même titre que les autres étrangers, ce qui l’obligerait à renégocier les traités ou à s’acquitter de fortes sanctions. Elle projette de récupérer 5 milliards d’euros sur la contribution budgétaire de la France à l’UE… au risque de mettre en péril des politiques bénéficiant au pays, comme la politique agricole commune, ou de priver le pays des fonds du plan de relance européen (40 milliards prévus). Curieusement, la candidate du RN a planifié les recettes issues d’un impôt minimal sur les sociétés (5 milliards) et d’une taxe carbone aux frontières européennes (1 milliard), deux mesures portées par Emmanuel Macron dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’UE.
    ne nous laissons pas manipuler émotionnellement, soyons objectifs.
    Cordialement.

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