Patrick Poivre d’Arvor : une des victimes se confie

PPDA

Première femme à avoir accusé publiquement Patrick Poivre d’Arvor de viol, Florence Porcel a décidé de sortir un livre pour se défaire de la honte…

En 2021, Florence Porcel portait plainte contre Patrick Poivre d’Arvor pour deux viols en 2004 et 2009. Des faits que l’ancienne vedette du journal télévisé de TF1 contestent, mais dont la révélation a engendré une vingtaine d’autres témoignages pour viols, agressions sexuelles et/ou harcèlement sexuel.

Dans son livre Honte, à paraître ce mercredi 11 janvier, Florence Porcel revient sur son histoire sans nommer PDDA, en l’appelant toutefois « prédateur ».

« On se sent coupable parce que quand on est élevées en tant que petites filles, on nous dit que… »

Son objectif est de « défendre ce sentiment de honte, l’expliquer, le décrypter », comme elle l’a expliqué ce 9 janvier dans C à vous, « d’essayer de démonter les stéréotypes et les idées reçues qui existent encore dans la société et qui font que la honte rejaillit sans arrêt sur les victimes et non sur les agresseurs ».

Et de poursuivre : « On se sent coupable parce que quand on est élevées en tant que petites filles, on nous dit qu’il faut faire attention, qu’il faut pas sortir trop tard, qu’il faut s’habiller correctement avec tous les guillemets qu’on peut y mettre, et du coup, ça induit l’idée que s’il nous arrive quelque chose, c’est de notre faute. Il m’est arrivé quelque chose, donc bien entendu je me suis sentie coupable ».

« C’était pas un inconnu, pas dans un parking, c’était dans un bureau à TF1 avec une moquette »

« Je n’étais pas du tout informée ni éduquée, je ne connaissais pas la définition pénale du viol et je n’avais jamais eu de rapport sexuel. Donc vraiment, j’étais totalement désinformée et inexpérimentée. J’avais une vision très stéréotypée du viol : je pensais que c’était forcément un inconnu, le soir, dans un parking, avec un couteau… Bon, c’était pas un inconnu, pas dans un parking, c’était dans un bureau à TF1 avec une moquette. Donc je ne pouvais pas reconnaître que ce qui m’était arrivé était un viol », a-t-elle expliqué.

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