Procès Eddy De Pretto : prison avec sursis pour 17 cyber-harceleurs

Cette semaine s’est tenu le procès du chanteur Eddy de Pretto, contre 17 cyber-harceleurs. Des peines de 3 à 6 mois d’emprisonnement avec sursis ont été requises contre les prévenus. 

3000 messages de haines, 10 jours d’ITT

Le 17 juin 2021, Eddy de Pretto donne un concert dans l’église parisienne Saint-Eustache. Il joue son titre « À quoi bon » qui évoque son homosexualité et son rapport à la foi. 

À la suite du concert qu’il évoque sur les réseaux sociaux, il reçoit 3000 messages de haines, d’insultes homophobes, de menaces : « Nous serons là à chaque date. Je dois te rappeler que l’armée de Dieu ne laisse pas ce genre de blasphème impuni. », « bouffeur de queue », « Oublie pas de bien regarder derrière toi en marchant » «  gros sac à merde »

Il dépose plainte le 24 juin. Il a 10 jours d’ITT (interruption totale de travail) suite à la vague de cyberharcèlement et déménage par crainte que certains ne passent aux actes.

3 à 6 mois d’emprisonnement avec sursis

Les 4, 6 et 7 octobre, s’est tenu le procès contre les cyber-harceleurs pour les chefs d’accusation : harcèlement en ligne avec ITT de plus de huit jours, commis en raison de l’orientation sexuelle de la victime. 

Des peines allant de 3 à 6 mois d’emprisonnement avec sursis ont été requises contre les 17 accusés. Tous hommes, âgés de 19 à 26 ans.  « En France, il est parfaitement établi que le blasphème n’est pas réprimé. » a déclaré la procureure. 

Interrogé à la barre Eddy de Pretto déclare : « Mon désir était de poser des questions en tant qu’artiste sur des thématiques cruciales et majeures, je ne pensais pas que ça pouvait avoir des retours aussi néfastes. »

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