La bataille pour la mairie de Paris prend une tournure cruciale à l’approche des élections municipales. Alors que l’union des droites pourrait représenter une opportunité historique de mettre fin à un quart de siècle de gouvernance socialiste dans la capitale, les divisions entre candidats conservateurs se creusent dangereusement.
Le refus catégorique de Rachida Dati
La candidate à la mairie de Paris a clairement fermé la porte à toute forme d’alliance avec Sarah Knafo et le parti Reconquête. Une position tranchée qui pourrait sceller le sort de la droite parisienne lors des scrutins prévus les 15 et 22 mars.
« Il y a des alliances qui feront perdre une partie de l’électorat. Je ne peux pas faire une alliance avec Mme Knafo et Reconquête!, j’y perdrai plus, on perdra des électeurs même dans mon socle politique », a déclaré Rachida Dati sans ambiguïté.
Une stratégie de campagne solitaire
Au-delà du refus d’un rapprochement avec l’extrême droite, Rachida Dati s’oppose également à une alliance plus large des droites, qu’elle qualifie d’« union d’appareil ». Cette posture l’isole dans une campagne déjà complexe.
Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons, a également décliné toute collaboration avec la candidate, renforçant son isolement stratégique.
Sarah Knafo mise sur le pragmatisme
Du côté de Reconquête, le discours est tout autre. Sarah Knafo affirme que l’union est nécessaire pour l’emporter et se dit prête à envisager une alliance avec Rachida Dati si elle obtient 10 % des voix au premier tour.
Une ouverture qui reste cependant lettre morte face au refus explicite de son homologue.
L’entourage de Dati en ordre de bataille
Sylvain Maillard, numéro deux de la campagne de Rachida Dati, a également rejeté catégoriquement l’hypothèse d’une alliance avec Reconquête. Selon lui, une telle manœuvre serait contre-productive et affaiblirait la candidature.
« Ceux qui veulent voter Sarah Knafo et Pierre-Yves Bournazel font le jeu d’Emmanuel Grégoire… », a-t-il averti, pointant du doigt le risque de dispersion des voix conservatrices.
Un enjeu historique pour Paris
Les élections municipales parisiennes représentent un enjeu considérable : une victoire de la droite, qu’elle soit incarnée par Sarah Knafo ou Rachida Dati, mettrait fin à 25 ans de domination socialiste dans la capitale française.
Pourtant, la fragmentation du camp conservateur pourrait finalement servir les intérêts du candidat de gauche Emmanuel Grégoire, bénéficiaire indirect de ces divisions persistantes.


