Un bien immobilier d’exception cache parfois une histoire tragique. Dans le 16e arrondissement de Paris, un duplex avec vue imprenable sur la tour Eiffel attire les regards, mais son passé dramatique fait fuir les acheteurs potentiels.
Ce logement de 77 m² au boulevard Exelmans est indissociable d’un fait divers qui a marqué la France entière. C’est entre ces murs que s’est éteint l’un des artistes les plus populaires de l’Hexagone, dans des circonstances aussi brutales qu’inattendues.
Un bien d’exception face à la tour Eiffel
L’annonce immobilière met en avant des atouts indéniables. Le duplex propose une vue panoramique à 360° sur le monument le plus célèbre de la capitale. Son rooftop arboré et son exposition plein sud en font un bien rare sur le marché parisien.
Les espaces extérieurs impressionnent avec leurs balcons filants et une terrasse de 62 m² en toiture. À l’intérieur, l’agencement moderne comprend un grand séjour traversant, une cuisine ouverte équipée et une chambre avec dressing. Le prix demandé s’élève à 1 690 000 euros.
La tragédie du 11 mars 1978
Derrière ces prestations haut de gamme se cache un passé qui hante le bien. Le 11 mars 1978, Claude François a perdu la vie dans la salle de bain de cet appartement. Le chanteur a été électrocuté en voulant redresser une applique murale.
Cette disparition brutale a choqué des millions de fans et marqué durablement l’histoire de la chanson française. Mais le drame ne s’arrête pas là pour ce logement au destin funeste.
Une série de morts inexpliquée
Avant l’arrivée de l’artiste, l’épouse du précédent propriétaire s’était déjà donné la mort dans cette même salle de bain. Un premier suicide qui aurait dû alerter sur la nature particulière des lieux.
Malgré d’importantes rénovations destinées à effacer ces souvenirs douloureux, un autre suicide s’est produit des années plus tard. Le drame s’est déroulé à l’emplacement exact où se trouvait autrefois la baignoire.
Un bien qui change régulièrement de mains
Cette accumulation de tragédies a forgé la réputation de lieu « maudit » de l’appartement. Les propriétaires successifs ne restent généralement pas longtemps, remettant rapidement le bien sur le marché.
L’agence immobilière en charge de la vente préfère aujourd’hui insister sur les caractéristiques exceptionnelles du duplex. La stratégie consiste à minimiser le passé sombre au profit des qualités architecturales et de l’emplacement privilégié.
Entre prestige et superstition
Le boulevard Exelmans reste une adresse prisée du 16e arrondissement. Pour certains acheteurs, l’histoire des lieux n’a aucune importance face aux avantages offerts. Pour d’autres, la dimension symbolique pèse trop lourd dans la balance.
La question reste posée : le charme d’un rooftop face à la Dame de fer peut-il effacer le poids d’un tel passé ? Le marché immobilier parisien donnera bientôt sa réponse.


