Marine Le Pen ferme la porte à Sarah Knafo pour les municipales parisiennes

Marine Le Pen

L’heure n’est pas à l’union des droites dans la capitale. Alors que la bataille pour la mairie de Paris s’intensifie, les tensions entre le Rassemblement National et Reconquête s’affichent au grand jour. Les déclarations de Marine Le Pen sur Sud Radio marquent une rupture claire avec la candidate d’Éric Zemmour.

Un refus catégorique d’alliance

Invitée sur les ondes de Sud Radio ce 11 mars 2026, Marine Le Pen n’a pas mâché ses mots concernant Sarah Knafo. La candidate Reconquête à la mairie de Paris, créditée de 13,5% des intentions de vote selon un sondage Elabe pour BFMTV, ne pourra pas compter sur le soutien du RN.

« Je ne suis pas sûre qu’on ait grand-chose à se dire », a lâché la figure du Rassemblement National. Plus directe encore, elle ajoute : « Ça ne peut pas être une alliée pour la suite ». Une fin de non-recevoir sans équivoque.

Des blessures de campagne encore vives

Le leader du RN n’a pas oublié les attaques subies lors de la dernière présidentielle. Les critiques de Reconquête accusant son mouvement de socialisme restent en travers de la gorge. « Chat échaudé craint l’eau froide… Ils ont passé des mois à expliquer qu’on était socialistes », rappelle-t-elle amèrement.

Marine Le Pen s’interroge également sur l’évolution du discours de Sarah Knafo. Notamment concernant l’immigration, thème phare de Reconquête qui semble avoir disparu du radar. « Je l’entendais énormément parler d’immigration il y a encore un an et demi, je ne l’entends plus du tout maintenant », souligne-t-elle.

La stratégie de Knafo pour le second tour

Pourtant, la candidate Reconquête avait tendu la main à Rachida Dati, proposant une union face à la gauche au second tour. Une main que le Rassemblement National ne saisira manifestement pas.

Le RN maintient son cap

Si le parti arrive au second tour, il maintiendra sa candidature. Une décision prise au nom du respect des électeurs, affirme Marine Le Pen. Pas question de se désister, même face à un risque de division des voix à droite.

Une bataille à six pour l’Hôtel de Ville

Pas moins de cinq candidats ambitionnent de succéder à Anne Hidalgo à la tête de la capitale. Emmanuel Grégoire représente l’Union de la gauche, tandis que Pierre-Yves Bournazel défend les couleurs d’Horizons et Renaissance.

Sophia Chikirou porte l’étendard de La France insoumise. Les Républicains, le MoDem et l’UDI présentent également leur champion. Sans oublier Thierry Mariani pour le Rassemblement National.

Des chances minces pour Knafo

Selon Le Parisien, Sarah Knafo n’aurait « aucune chance d’être élue maire de Paris ». Ses 13,5% d’intentions de vote la placent certes dans la course, mais loin du podium décisif.

L’absence de soutien du RN rend sa position encore plus délicate dans une élection où les alliances du second tour seront déterminantes.

Nadia Ben Amar
J’explore l’univers fascinant des célébrités pour en révéler les coulisses.

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