Une femme revient sur le comportement de Patrick Bruel

Patrick Bruel

Une nouvelle affaire secoue le monde du spectacle français. Après une première enquête lancée fin 2018, Médiapart relance l’investigation début 2025 sur des accusations de violences sexuelles visant le chanteur Patrick Bruel. Au total, huit femmes dénoncent des comportements survenus entre 1992 et 2019.

Des accusations qui remontent à 2010

Parmi les témoignages recueillis, celui de Karine se distingue par sa précision. Les faits qu’elle dénonce se seraient déroulés en 2010 dans les locaux de la RTBF, la chaîne de télévision belge.

Selon ses déclarations, ce qui commence comme une rencontre professionnelle se transforme rapidement en cauchemar. La jeune femme raconte comment l’artiste l’aurait accompagnée jusqu’à la salle de maquillage, marquant le début d’une série d’attouchements non consentis.

Une escalade décrite avec précision

Le témoignage de Karine détaille une progression dans les agressions présumées. « Patrick Bruel le change du tout au tout, c’est-à-dire qu’il amplifie ses agressions », explique-t-elle à Médiapart.

Elle insiste sur l’absence totale de consentement : « On peut le dire parce que simplement des caresses, c’est déjà une agression vu qu’il n’a pas mon consentement. »

Dans la salle de maquillage

D’après son récit, le chanteur se serait rapproché d’elle, la tenant par les hanches. Une fois dans la pièce, il se serait placé derrière elle, passant ses bras autour de son corps malgré ses tentatives de le repousser.

« On est torse contre torse ou poitrine contre poitrine… Et là c’est la déferlante de caresses », décrit-elle. Karine affirme qu’il aurait tenté de passer sa main sous sa robe, la coinçant entre le bar de la cuisine et lui.

L’incident des toilettes

Le témoignage se poursuit avec une scène dans les toilettes. Patrick Bruel aurait saisi son poignet, l’enfermant avec lui dans l’espace confiné. Il aurait alors tenté de l’embrasser de force, se frottant contre elle tout en la caressant.

Un isolement qui aggrave le traumatisme

Karine confie s’être sentie « effondrée » après ces événements. À 19h30, elle se trouvait seule dans les locaux, sans possibilité de demander de l’aide immédiate.

Son témoignage souligne l’importance cruciale du consentement dans toute interaction, un élément qu’elle affirme avoir clairement refusé tout au long de l’incident.

Une défense qui nie catégoriquement

Contacté par Médiapart, l’avocat de Patrick Bruel, Me Christophe Ingrain, conteste l’intégralité des accusations portées contre son client. Il réfute formellement les faits de viol, de violence et de contrainte évoqués dans l’enquête.

Il convient de rappeler que Patrick Bruel bénéficie de la présomption d’innocence concernant l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. L’enquête journalistique se poursuit pour faire la lumière sur ces allégations graves.

Nadia Ben Amar
J’explore l’univers fascinant des célébrités pour en révéler les coulisses.

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