Le fils de l’ancien président de la République vient d’essuyer un revers électoral dans la cité des citrons. Neuf ans après la défaite paternelle de 2012, Louis Sarkozy tentait sa chance dans les Alpes-Maritimes. Mais la stratégie d’alliance n’aura pas suffi face au Rassemblement national.
Un premier scrutin encourageant mais insuffisant
Installé récemment à Menton avec sa compagne et leur bébé, Louis Sarkozy s’est lancé dans la bataille municipale. Au premier tour, il parvient à se qualifier en récoltant 18% des suffrages exprimés.
Deux candidates le devancent alors : Sandra Paire, représentante de la droite divers, et Alexandra Masson, candidate du RN. Le fils de l’ancien chef d’État se retrouve en position de faiseur de roi pour le second tour.
Une alliance stratégique pour barrer la route au RN
Face à la menace d’une victoire du Rassemblement national, Louis Sarkozy fait le choix du désistement. Il rejoint la liste de Sandra Paire en vue du second tour, avec la promesse du poste de premier adjoint en cas de succès.
Dans un communiqué commun, le jeune candidat justifie sa décision : « Cette alliance de bon sens et de responsabilité constitue désormais le seul rempart crédible pour offrir aux Mentonnais un avenir de stabilité et de progrès ».
Sandra Paire y ajoute ses arguments : « Notre union est celle de la compétence et de la raison contre l’aventure idéologique. Nous appelons tous les Mentonnais qui refusent l’isolement de notre ville à nous rejoindre ».
Une défaite cinglante malgré le rassemblement
Alexandra Masson remporte finalement l’élection au second tour. La nouvelle maire de Menton ne cache pas sa satisfaction face à cette coalition adverse qui n’aura pas fonctionné.
Elle déclare sans ambages : « Je crois que ce soir, les Mentonnais ont parlé. Malgré une alliance contre nature… Et c’est une belle fessée à cette alliance ».
L’agacement de Nicolas Sarkozy
L’ancien président de la République, qui occupa l’Élysée de 2007 à 2012 après avoir succédé à Jacques Chirac, n’a pas apprécié le silence de son camp. Bruno Retailleau, président des Républicains, est particulièrement visé.
Selon Le Parisien, Nicolas Sarkozy aurait lancé : « Si tu ne vas pas dans les Alpes-Maritimes quand tu es président des Républicains, c’est que tu as un problème ». Un reproche à peine voilé sur l’absence de soutien public au jeune candidat.
Le parcours politique des Sarkozy
Nicolas Sarkozy, ancien maire de Neuilly-sur-Seine et ministre de l’Intérieur, fut une figure emblématique de la droite française. Membre du RPR puis de l’UMP, il avait perdu sa réélection en 2012 face à François Hollande.
Ce dernier n’effectua qu’un seul mandat avant de céder sa place à Emmanuel Macron en 2017. Neuf années se sont écoulées avant que le nom Sarkozy ne réapparaisse sur un bulletin de vote.


