Le père de Léa Salamé témoigne du chaos meurtrier à Beyrouth en direct

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Le ministre libanais de la Culture a livré un témoignage glaçant sur les bombardements qui ont frappé la capitale libanaise. En direct depuis Beyrouth, Ghassan Salamé, père de la journaliste Léa Salamé, a décrit une offensive d’une violence inégalée qui a plongé la ville dans l’horreur.

Une attaque d’une violence sans précédent

Jeudi 9 avril 2026, Ghassan Salamé s’est exprimé au micro de BFMTV pour raconter les événements tragiques de la veille. Les frappes menées mercredi ont défié toutes les attentes, survenant malgré une trêve annoncée entre Washington et Téhéran.

Le ministre a vécu personnellement l’intensité de ces bombardements. « J’allais de mon bureau au ministère à celui du Premier ministre et ma voiture a presque sautillé lorsqu’une bombe est tombée à 200 ou 300 mètres de là où on était », a-t-il raconté, illustrant la proximité du danger.

Un carnage généralisé dans la capitale

L’offensive a touché une vingtaine de quartiers à travers Beyrouth et au-delà. Selon les autorités, le bilan s’élève à plusieurs centaines de morts et de nombreux blessés.

Ghassan Salamé n’a pas mâché ses mots pour décrire l’ampleur de la catastrophe. « C’est une attaque à la fois multiple et soudaine, qui a provoqué un carnage généralisé à travers la ville puisqu’une bonne vingtaine de quartiers qui ont été touchés pendant que des massacres ont eu lieu dans la pleine de la Bekaa », a-t-il déclaré.

Une escalade dramatique du conflit

Le ministre libanais a souligné le changement brutal de la situation. Jusqu’alors, la population libanaise percevait le conflit comme secondaire, se jouant principalement dans le Golfe.

Le peuple libanais avait l’impression qu’il y avait un théâtre principal qui se jouait dans le Golfe et qu’à côté, un théâtre de poche s’était ouvert au Liban. Mais mercredi, tout a basculé : « Subitement hier, les choses ont pris une dimension bien plus grave ».

Une punition collective dénoncée

Le père de Léa Salamé a qualifié ces frappes de punition indiscriminée contre les civils. Son témoignage traduit une indignation profonde face à ce qu’il considère comme inacceptable.

« J’ai senti que c’était une punition indiscriminée contre une population civile (…) Ce qui est arrivé hier est une punition collective pour l’ensemble de la population de la capitale qui est absolument inacceptable », a-t-il affirmé avec gravité.

Une ouverture vers le dialogue

Ce même jeudi, Benyamin Netanyahou a annoncé sa volonté d’entamer des discussions directes avec le Liban, notamment concernant le désarmement du Hezbollah. Ghassan Salamé y voit un potentiel tournant.

Il a rappelé que Beyrouth avait déjà ouvert la porte à ce type de dialogue il y a deux mois. Toutefois, le ministre pose une condition essentielle : la nécessité de négocier dans un climat apaisé.

Appel à une trêve de quinze jours

Pour permettre aux discussions de se dérouler sereinement, Ghassan Salamé plaide pour une pause immédiate des hostilités. Selon lui, une trêve de 15 jours pourrait calmer les esprits et favoriser un dialogue constructif.

Nadia Ben Amar
J’explore l’univers fascinant des célébrités pour en révéler les coulisses.

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