Le célèbre chanteur et acteur français se retrouve au cœur d’une tempête judiciaire. Trois enquêtes ont été ouvertes pour des faits présumés de violences sexuelles et sexistes. Huit femmes l’accusent, et les procédures se multiplient entre Paris, Saint-Malo et la Belgique.
Trois procédures judiciaires en cours
Les autorités françaises et belges ont lancé plusieurs investigations. La plus ancienne remonte à novembre 1997 à Acapulco, où Daniela Elster a déposé plainte pour viol et agression sexuelle auprès du parquet de Paris.
À Saint-Malo, une autre enquête concerne un viol présumé en octobre 2012. Les faits se seraient déroulés lors du festival du film britannique de Dinard, événement culturel prisé de la région bretonne.
Outre-Quiévrain, la justice belge s’intéresse à une agression sexuelle qui aurait eu lieu en 2010 dans les locaux de la RTBF, la radio-télévision publique.
Un comportement modifié au théâtre
Depuis ces révélations, l’artiste a radicalement changé son attitude dans les coulisses du théâtre Édouard VII. Il y joue actuellement dans la pièce « Deuxième partie », mais sa présence est devenue furtive.
Une discrétion inhabituelle
L’interprète évite désormais tout contact superflu avec l’équipe. Il ne fréquente plus les techniciens et maintient une distance visible avec ses partenaires de scène.
Cette nouvelle routine témoigne d’une volonté de se faire oublier. Les échanges se limitent au strict nécessaire, loin de l’ambiance habituellement conviviale des productions théâtrales.
La crainte de manifestations féministes
L’entourage de la production redoute des interruptions lors des représentations. Des associations de défense des droits des femmes pourraient perturber les spectacles pour dénoncer publiquement les accusations.
Cette inquiétude influe sur l’organisation quotidienne du théâtre. Les équipes restent vigilantes face à d’éventuelles actions militantes pendant les soirées.
Un démenti catégorique
Par l’intermédiaire de son avocat Christophe Ingrain, le comédien rejette fermement toutes les accusations. Il affirme n’avoir « jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel » et « jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel ».
Cette défense juridique intervient alors que huit femmes au total ont formulé des accusations à son encontre. Les enquêtes se poursuivent pour établir la réalité des faits reprochés.


