Une analyse ADN relance l’affaire de viol visant le réalisateur Luc Besson

Luc Besson

Huit ans après les premières accusations, le dossier judiciaire impliquant le célèbre cinéaste français connaît un rebondissement spectaculaire. Une expertise génétique inédite pourrait remettre en cause les précédentes décisions de justice qui avaient blanchi le réalisateur à plusieurs reprises.

Une plainte déposée en 2018 pour des faits graves

En mai 2018, l’actrice Sand Van Roy avait franchi le pas en déposant plainte contre Luc Besson. Elle évoquait un viol survenu le 18 mai de cette année-là, mais également d’autres agressions sexuelles qui se seraient produites sur une période de deux ans.

Selon ses déclarations, ces faits s’inscrivaient dans le contexte d’une « relation d’emprise professionnelle ». Le réalisateur, de son côté, avait immédiatement contesté l’ensemble des accusations portées contre lui.

Quatre décisions favorables au cinéaste

La justice avait initialement tranché en faveur de Luc Besson. Un premier non-lieu avait été prononcé en décembre 2021, puis confirmé en appel quelques mois plus tard, en mai 2022.

Ces décisions successives semblaient clore définitivement ce chapitre judiciaire. L’avocat du réalisateur, Thierry Marembert, rappelle d’ailleurs que la justice a conclu quatre fois à l’innocence de son client.

Des traces ADN au cœur de la réouverture

Le parquet général de la Cour d’appel de Paris a demandé la réouverture de l’enquête sur la base de nouvelles analyses scientifiques. Des expertises ADN récentes ont été réalisées sur un sous-vêtement appartenant à la plaignante.

Ces examens auraient révélé la présence de matériel génétique de Luc Besson sur la partie postérieure du vêtement. Un élément que les avocats de Sand Van Roy qualifient de crucial.

Une pièce à conviction négligée selon la défense de la plaignante

Les représentants légaux de l’actrice déplorent que cette pièce n’ait pas fait l’objet d’une analyse approfondie lors des premières investigations. Ils évoquent un « fait matériel capital ignoré » qui aurait dû être examiné dès le début de la procédure.

Cette découverte tardive soulève des questions sur la manière dont l’enquête initiale a été menée. Elle constitue désormais le fondement de la demande de réouverture du dossier.

Une audience décisive prévue en juin

La chambre de l’instruction doit se réunir le 2 juin prochain pour statuer sur cette affaire. Cette audience sera déterminante pour l’avenir de la procédure.

L’avocat de Luc Besson, Thierry Marembert, a choisi de réserver ses commentaires jusqu’à cette date. Il attend la décision de la juridiction avant de s’exprimer davantage sur ce nouveau développement.

Cette réouverture survient dans un contexte judiciaire complexe, où plusieurs décisions ont déjà été prises. L’issue de cette audience pourrait redéfinir complètement la trajectoire de ce dossier médiatique.

Nadia Ben Amar
J’explore l’univers fascinant des célébrités pour en révéler les coulisses.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

111180111180