La chanteuse et actrice belgo-portugaise ne mâche pas ses mots. Engagée de longue date contre les violences faites aux femmes, Lio a profité d’une récente intervention pour régler ses comptes avec plusieurs figures masculines de la culture française. Des propos cash qui interviennent dans un contexte où Patrick Bruel fait face à de multiples accusations de violences sexuelles.
Des attaques frontales contre Patrick Bruel
L’artiste n’a pas hésité à cibler directement le chanteur, actuellement au cœur d’une tempête judiciaire. Plusieurs plaintes pour viols et agressions sexuelles ont été déposées contre lui, dont celle de l’animatrice Flavie Flament. Une enquête est également en cours en Belgique.
Sans détour, Lio a déclaré : « Quant à Bruel, on le sait depuis des années… Qu’il aille se faire soigner ! Il faut lui apprendre à rentrer son sexe, je suis désolée, il a un problème ». Des mots sans équivoque qui traduisent son exaspération face à cette situation.
Une tournée de plus en plus contestée
Le collectif Salon Féministe a lancé une pétition le 22 avril réclamant l’annulation de la tournée du chanteur. Plus de 28 000 signatures ont déjà été récoltées, témoignant d’une mobilisation croissante.
Plusieurs édiles ont publiquement appelé Patrick Bruel à renoncer à ses concerts. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a estimé : « La présomption d’innocence doit être garantie. Mais y compris pour la sérénité de sa défense, je pense qu’effectivement, il devrait se retirer, il devrait mettre entre parenthèses sa carrière », le temps que « la justice soit rendue ».
Des maires demandent l’annulation de concerts
Benoît Payan, maire de Marseille, a demandé au chanteur de déprogrammer son concert prévu le 30 octobre « par respect pour la parole des victimes qui doivent être entendues ». Les villes de Brest et Nancy ont adopté une position identique.
Serge Gainsbourg dans le viseur de Lio
La chanteuse s’en est également pris à l’icône française, expliquant ne plus tolérer certaines figures masculines glorifiées dans la culture hexagonale. Elle l’a qualifié d’« l’idole aux pieds d’argile de la France parce qu’il représente tellement aussi la France dans toute sa dégueulasserie. (…) Je ne peux plus supporter tout ça. Donc je signe toutes les pétitions pour qu’il n’y ait pas de rue qui porte son nom ».
Un regard critique sur les « génies » français
Lio n’a pas épargné d’autres monuments de la culture française. Elle a qualifié Jacques Prévert et Boris Vian de « génies » mais les a également décrits comme « très misogynes ». Un constat qui illustre sa volonté de déconstruire certains mythes culturels.
Ces déclarations s’inscrivent dans son engagement de longue date contre les violences faites aux femmes, un combat qu’elle mène sans concession depuis des années.


