Jérôme Kerviel anime des conférences et travaille sur une bande dessinée

Quinze ans après le scandale financier qui a secoué la Société Générale, l’ancien trader mène aujourd’hui une vie partagée entre interventions publiques et créativité. Entre conférences pour dirigeants et projets artistiques, il continue parallèlement son combat judiciaire pour faire reconnaître sa version des faits.

Une reconversion dans le monde des conférences

Aujourd’hui, Jérôme Kerviel a totalement changé de trajectoire professionnelle. Il intervient régulièrement devant des chefs d’entreprise et divers publics, partageant son expérience et sa vision du monde financier.

Ces interventions représentent pour lui bien plus qu’une activité rémunératrice. Il y trouve un enrichissement personnel et apprécie particulièrement ces échanges avec des dirigeants aux parcours variés.

« Mon quotidien se partage entre des conférences pour des chefs d’entreprise et le combat judiciaire, je suis encore en train de travailler sur une nouvelle piste pour relancer le dossier », confie-t-il.

Des rencontres avec des personnalités variées

Parmi ses interventions, l’ancien trader a notamment partagé la scène avec des figures comme Jean-Michel Fauvergue, l’ancien patron du RAID. Ces conférences lui permettent de rencontrer des profils issus d’horizons très différents.

Des projets artistiques en développement

Au-delà de ses activités de conférencier, Jérôme Kerviel nourrit également une fibre créative. Il s’est lancé dans la réalisation d’une bande dessinée et travaille actuellement sur trois scénarios distincts.

Ces projets artistiques constituent une nouvelle facette de sa reconversion, loin des salles de marchés et des écrans de trading qui ont marqué sa vie professionnelle initiale.

Un combat judiciaire qui perdure

Malgré cette nouvelle vie, le volet judiciaire reste omniprésent dans son quotidien. L’ancien trader continue de clamer qu’il n’est pas le seul responsable de la débâcle financière qui a ébranlé la Société Générale.

En 2010, il avait été condamné à 5 ans de prison, dont 3 ferme, pour avoir causé une perte colossale de 4,9 milliards d’euros à l’établissement bancaire. La justice l’avait alors sommé de rembourser l’intégralité de cette somme astronomique.

Une condamnation financière révisée

Six ans plus tard, en 2016, la cour d’appel de Versailles a considérablement réduit les dommages et intérêts à 1 million d’euros. Une somme qui reste considérable, mais bien éloignée de la condamnation initiale.

S’appuyant sur un réseau de soutien fidèle, Jérôme Kerviel continue de travailler pour faire éclater ce qu’il considère être sa vérité sur cette affaire qui a marqué l’histoire financière française.

Nadia Ben Amar
J’explore l’univers fascinant des célébrités pour en révéler les coulisses.

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