Les témoignages se sont accumulés au fil des mois autour de Jean Imbert. Plusieurs femmes ayant partagé la vie du chef ont pris la parole pour dénoncer des comportements qu’elles décrivent comme violents, aussi bien psychologiquement que physiquement. Certaines ont également décidé de saisir la justice.
Ces accusations restent contestées par Jean Imbert et doivent être considérées comme telles tant que les procédures judiciaires n’ont pas abouti.
Plusieurs anciennes compagnes ont décidé de porter plainte
L’affaire a désormais dépassé le cadre des témoignages publiés dans la presse. Lila Salet, ancienne comédienne ayant été en couple avec Jean Imbert, a déposé plainte en août 2025. Une enquête a ensuite été ouverte par le parquet de Versailles concernant les faits qu’elle dénonce.
Alexandra Rosenfeld a elle aussi saisi la justice. L’ancienne Miss France a révélé en mars 2026 avoir déposé plainte le mois précédent contre son ancien compagnon, pour des faits qu’elle présente comme des violences physiques et psychologiques.
Le nombre de femmes ayant entrepris une démarche judiciaire aurait depuis augmenté. Dans une enquête publiée en juillet 2026, Le Figaro rapporte que cinq anciennes compagnes de Jean Imbert auraient porté plainte. D’autres envisageraient également de le faire.
Des témoignages qui évoquent une dégradation progressive des relations
Au-delà des plaintes, plusieurs récits publiés dans la presse décrivent des relations qui auraient fortement évolué avec le temps.
Lila Salet raconte notamment avoir rencontré Jean Imbert lorsqu’elle avait 20 ans et lui 30. Elle décrit un début de relation marqué par de nombreuses attentions et des cadeaux.
Cette période aurait ensuite laissé place, selon elle, à un climat beaucoup plus difficile.
L’ancienne comédienne affirme avoir subi des remarques dévalorisantes et des insultes. Elle parle de « phrases acides qui blessent psychologiquement » et décrit un passage progressif des attentions à ce qu’elle considère comme une forme de contrôle.
D’autres anciennes compagnes ont également fait état de comportements qu’elles jugent humiliants ou dénigrants.
Lila Salet accuse également le chef de violences physiques
Les accusations de Lila Salet ne concernent pas uniquement des paroles.
Elle affirme avoir reçu des gifles et accuse également son ancien compagnon de l’avoir retenue plusieurs heures dans une chambre d’hôtel à Florence.
Elle rapporte par ailleurs un épisode remontant à janvier 2013. Jean Imbert aurait, selon son récit, défoncé la porte de son appartement.
Une plainte pour « dégradations volontaires » avait alors été déposée. Lila Salet explique avoir ensuite laissé cette procédure s’éteindre. Elle affirme avoir pris cette décision après les demandes insistantes du chef, qui aurait redouté les conséquences professionnelles d’une procédure judiciaire.
Ces différents éléments reposent sur le témoignage de Lila Salet et ne doivent donc pas être présentés comme des faits judiciairement établis.
Jean Imbert rejette les accusations
Face à ces témoignages, Jean Imbert conteste les accusations formulées à son encontre.
Ses avocates, Mes Jacqueline Laffont-Haïk et Julie Benedetti, ont notamment remis en cause la manière dont certains récits ont été présentés publiquement. Elles ont dénoncé des témoignages qu’elles considèrent comme « biaisés et tronqués ».
En septembre 2025, Jean Imbert avait par ailleurs annoncé son retrait de ses établissements.
L’affaire se joue donc désormais également sur le terrain judiciaire. Les témoignages de ses anciennes compagnes constituent des accusations qui doivent encore être examinées dans le cadre des différentes procédures. Jean Imbert bénéficie de la présomption d’innocence.


