La vie publique d’un ministre s’accompagne parfois de zones d’ombre insoupçonnées. Derrière l’image lisse et contrôlée se cachent des drames personnels que peu osent évoquer. Rachida Dati a franchi ce pas lors d’une interview accordée à Guillaume Pley, dévoilant des événements traumatisants qui ont marqué son existence de mère.
Une intrusion terrifiante dans l’univers protégé d’une enfant
L’ancienne garde des Sceaux a levé le voile sur des faits remontant à une dizaine d’années. Sa fille Zohra, aujourd’hui âgée de 16 ans, a été la cible directe de menaces lorsqu’elle n’était encore qu’une petite fille gardée en crèche.
« J’ai reçu beaucoup de menaces, y compris à l’encontre de ma fille », confie la ministre de la Culture. Les événements ont pris une tournure dramatique quand un individu s’est introduit dans l’établissement où se trouvait l’enfant.
Mais l’horreur ne s’est pas arrêtée là. « La personne a appelé pour demander une rançon, c’est aussi bête que ça », révèle-t-elle. L’enfant a également été suivie à la sortie de l’école lors d’un autre épisode tout aussi inquiétant.
L’invisibilité comme stratégie de protection
Ces épisodes traumatisants expliquent une particularité notable : aucune photographie publique de Zohra n’existe. Une décision mûrement réfléchie par sa mère pour préserver son intimité et sa sécurité.
« C’est pour ça qu’il n’y a pas de photo publique concernant ma fille. Elle, elle vit très mal ma vie publique », justifie Rachida Dati. Cette invisibilité médiatique contraste avec la surexposition de la ministre candidate à la mairie de Paris.
Un drame médical qui a bouleversé leur quotidien
Au-delà des menaces extérieures, l’adolescente a dû affronter un grave problème de santé survenu de manière brutale. Les symptômes se sont manifestés sans prévenir, plongeant la famille dans l’angoisse.
« Du jour au lendemain, elle ne pouvait plus marcher et elle ne sentait plus son corps », raconte la ministre. Cette situation a nécessité plus d’un an avant de connaître une amélioration.
Le désarroi maternel transparaît dans ses mots : « Quand vous êtes face à ça, d’abord vous ne comprenez pas, après vous culpabilisez, vous vous dites c’est forcément à cause de moi, et quand il n’y a pas de mot là-dessus, forcément ça bouleverse tout. »
Une naissance médiatisée aux conséquences durables
Née en janvier 2009, Zohra est venue au monde alors que sa mère occupait le poste de garde des Sceaux sous Nicolas Sarkozy. Sa naissance a fait l’objet d’une couverture médiatique intense, suivie d’un retour remarqué de la ministre en Conseil des ministres quelques jours seulement après l’accouchement.
Cette exposition précoce a laissé des traces. L’adolescente supporte difficilement la notoriété de sa mère et ses implications au quotidien.
Le poids de la fonction publique sur la vie familiale
« Parfois, elle a le sentiment que je suis contrainte de faire ce que je fais et que cette contrainte m’oblige à supporter la violence », explique Rachida Dati au sujet de sa fille.
Ces confidences interviennent en pleine campagne municipale parisienne, alors que la maire du 7e arrondissement multiplie les apparitions sur le terrain après avoir été écartée par Renaissance. Un moment choisi qui souligne la tension entre ambitions politiques et préservation de la sphère privée.


