L’ancien chroniqueur vedette de la télévision française a brisé le silence sur une période sombre de son existence. Sur le plateau de France 2, il a dévoilé sans filtre les mécanismes d’une descente aux enfers méconnue du grand public, marquée par la dépression et l’addiction aux drogues dures. Un témoignage glaçant qui met en lumière les dangers de la célébrité et de la fragilité psychologique.
Un passé de consommation maîtrisée
Dans sa jeunesse, Matthieu Delormeau avait exploré le terrain des substances illicites. Ecstasy, MDMA et même une expérience isolée avec la cocaïne faisaient partie de son parcours. Pourtant, pendant de longues années, il a su maintenir une distance avec ces produits.
Sa carrière télévisuelle l’avait éloigné de ces pratiques dangereuses. Jusqu’à ses 47 ans, l’animateur était parvenu à éviter toute rechute, gardant le contrôle sur sa vie personnelle et professionnelle.
La rencontre qui a tout fait basculer
C’est via un site de rencontre que le drame s’est noué. Deux hommes se présentant comme médecins ont croisé sa route et l’ont initié au GHB et à la cocaïne. Une rencontre qui allait transformer son quotidien en cauchemar.
La consommation est rapidement devenue quotidienne. L’ancien chroniqueur a révélé avoir atteint 4 grammes de cocaïne par jour, une quantité alarmante qui témoigne de la violence de sa dépendance.
Des dépenses vertigineuses pour alimenter l’addiction
Le coût financier de cette spirale destructrice s’élevait à 6000 euros mensuels, uniquement consacrés à l’achat de drogues. Un montant qui illustre l’emprise totale de la substance sur sa vie.
Parallèlement, l’isolement social s’est installé progressivement. Le chroniqueur s’est coupé de son entourage, enfermé dans une bulle toxique où seul son dealer personnel comptait encore.
Une dépression qualifiée de « crack rampant »
Invité par Faustine Bollaert sur le plateau de « Ça commence aujourd’hui », Matthieu Delormeau a utilisé des mots forts pour décrire son état. Il a qualifié sa dépression de « crack rampant », une expression qui traduit la progression insidieuse de son mal-être.
Face à cette situation critique, il a pris la décision d’arrêter la télévision. Cette pause professionnelle, négociée avec Cyril Hanouna, visait à lui donner une chance de se soigner et de retrouver un équilibre.
Le mécanisme du déni et l’agressivité
L’addiction s’accompagnait d’un mécanisme de déni particulièrement efficace. Le chroniqueur refusait d’admettre la gravité de sa situation, malgré les signaux d’alarme évidents.
Son comportement s’était également transformé. Il témoigne d’une grande agressivité qui s’était emparée de lui, conséquence directe de sa consommation excessive et de son état psychologique dégradé.
Les regrets d’un conseil non suivi
Avec le recul, l’animateur se souvient d’une mise en garde prophétique. Un psychiatre lui avait dit : « Avant de faire de la télévision, soigne tes névroses ». Un conseil qu’il admet aujourd’hui ne pas avoir pris en considération.
Cette réflexion tardive souligne l’importance de traiter ses fragilités psychologiques avant de s’exposer à la pression médiatique et à la vie publique.
Le soutien indéfectible de Cyril Hanouna
Au cœur de cette épreuve, Matthieu Delormeau a pu compter sur la fidélité de son ami et ancien patron. Il décrit Cyril Hanouna comme « quelqu’un d’extrêmement fidèle », soulignant le rôle crucial du soutien dans son processus de guérison.
Cette relation solide a permis d’aménager sa sortie de l’antenne dans des conditions propices à son rétablissement, sans rupture brutale ni abandon.
Un nouveau départ et une mission de prévention
Aujourd’hui, le chroniqueur affirme être « jamais été aussi heureux ». Cette renaissance personnelle lui donne envie de transformer son expérience en message de prévention.
Son objectif désormais : sensibiliser les jeunes aux dangers des addictions. En partageant son parcours sans tabou, il espère éviter à d’autres de tomber dans le même piège destructeur que celui qui a failli l’emporter.


