Neuf ans après les faits présumés, l’affaire qui a secoué le monde de l’audiovisuel français revient devant la justice. Un dossier sensible qui oppose deux versions diamétralement opposées d’incidents survenus dans les locaux d’une radio parisienne. Le rendez-vous judiciaire approche pour celui qui officiait alors sur les ondes de Chérie FM.
Un procès en appel fixé au 5 octobre
Vincent Cerutti sera de nouveau face aux juges ce 5 octobre à Paris. L’ex-présentateur conteste fermement sa condamnation prononcée en février dernier. La juridiction lui avait infligé 8 mois de prison avec sursis pour agression sexuelle sur une collaboratrice.
Dès l’annonce du verdict, son avocat Antoine Vey avait fait savoir son intention de faire appel. Cette nouvelle audience devra trancher entre les versions contradictoires des protagonistes.
Deux incidents survenus en 2015
Les événements au cœur de cette affaire remontent à l’automne 2015. Caroline Barel, sa collègue d’alors, accuse l’animateur de deux morsures sur les fesses dans des circonstances distinctes.
Le premier épisode en bureau
Le premier incident aurait eu lieu en novembre 2015 dans un bureau de la station radiophonique. Selon l’accusation, cet acte se serait produit devant plusieurs témoins présents dans la pièce.
Une récidive trois mois plus tard
Un deuxième épisode similaire se serait déroulé trois mois après le premier. Cette fois, les faits auraient eu lieu lors d’une séance photo collective, toujours au sein des locaux professionnels.
Des conséquences professionnelles rapides
Caroline Barel n’a pas gardé le silence. Elle a alerté les délégués du personnel de l’entreprise, déclenchant ainsi une enquête interne approfondie.
L’animateur a quitté l’antenne de Chérie FM à l’été 2017, peu après l’ouverture officielle de l’investigation. Son départ coïncide avec le début des procédures judiciaires.
Une ligne de défense axée sur l’immaturité
L’ancien visage de « Danse avec les stars » rejette catégoriquement toute dimension perverse ou sexuelle. Il présente les gestes reprochés sous un angle totalement différent.
Selon lui, son comportement relevait de l’immaturité et s’inscrivait dans un contexte d’addiction à l’alcool. Il qualifie ces actes de jeu dénué de toute connotation sexuelle.
Deux lectures radicalement opposées
La justice devra à nouveau se prononcer sur la nature exacte de ces gestes. Entre agression sexuelle caractérisée et comportement déplacé mais non criminel, la frontière reste à définir juridiquement.
Cette audience d’appel constituera une étape décisive pour les deux parties. L’enjeu dépasse le cas personnel : il interroge les limites du comportement acceptable en milieu professionnel et la qualification pénale d’actes contestés.


