Dans un moment de vérité rare et émouvant, l’écrivaine belge Amélie Nothomb a levé le voile sur un secret douloureux qu’elle portait depuis des mois. Après avoir perdu son père en 2020, l’auteure à succès vient de révéler publiquement le décès de sa mère, survenu en début d’année, marquant ainsi la fin d’une période de silence et de dissimulation qu’elle-même qualifie de nécessaire pour traverser cette épreuve.
Une révélation douloureuse après un long silence
Lors d’une interview accordée à Brut et diffusée sur la plateforme X le samedi 23 août, Amélie Nothomb a fait une confidence bouleversante. La romancière a révélé que sa mère était décédée le 11 février 2024, un événement qu’elle a gardé secret pendant plus d’un an et demi.
« C’est un choc terrible », confie l’écrivaine, qui avait déjà perdu son père quatre ans plus tôt.
Ce qui frappe dans cette révélation, c’est l’aveu d’un mensonge prolongé. Amélie Nothomb reconnaît avoir délibérément caché cette réalité à son entourage et à ses lecteurs.
« J’ai menti pendant un an et demi en disant que ma mère allait bien », explique-t-elle avec émotion. « Je n’arrivais pas à dire la vérité. Je m’en excuse. »
Le « coming out d’orpheline » d’une écrivaine en deuil
Cette confession publique représente pour l’auteure une étape cruciale dans son processus de deuil. Avec une formule qui lui est propre, elle évoque avoir l’impression de faire son « coming out d’orpheline », une expression qui traduit à la fois la douleur et la libération que représente cette annonce.
Perdre ses deux parents constitue un tournant existentiel pour la romancière de 58 ans, connue pour transformer ses expériences personnelles en matière littéraire.
Un roman en hommage à une mère exceptionnelle
Ce n’est pas un hasard si cette révélation coïncide avec la sortie de son nouveau roman. Paru le mercredi 20 août aux éditions Albin Michel, cet ouvrage se présente comme un vibrant hommage à sa mère disparue.
À travers un mélange subtil de fiction et de réalité, caractéristique de son style, Amélie Nothomb dresse le portrait d’une femme qui l’a profondément marquée et influencée.
Quelques jours avant cette interview, dans les colonnes de Gala, l’écrivaine avait déjà évoqué ce décès comme une « mauvaise plaisanterie », soulignant la nécessité d’écrire pour exorciser la mort de ses parents.
Le souvenir lumineux de « Madame tant mieux »
Dans ces confidences, Amélie Nothomb dessine le portrait touchant d’une mère hors du commun, qu’elle décrit comme un « personnage de conte » aimé d’un amour « absolu et déconcerté ».
Le surnom affectueux donné à sa mère, « Madame tant mieux », révèle l’optimisme et la lumière que cette femme apportait dans la vie de l’écrivaine et de son entourage.
Ce deuil s’inscrit dans une année 2024 marquée par la disparition de nombreuses personnalités du monde culturel et artistique, dont Alain Delon, Françoise Hardy ou encore Donald Sutherland, mais reste pour l’auteure une perte incomparable et intime qui vient nourrir, comme souvent dans son œuvre, sa création littéraire.


