Dans un monde où l’actualité sombre fait souvent la une, certains artistes ne peuvent rester indifférents. C’est le cas de Vitaa, chanteuse de 42 ans, qui a récemment confié comment les faits divers tragiques affectent profondément sa vie quotidienne, jusqu’à perturber son sommeil. Cette sensibilité l’a conduite à créer un lien particulier avec l’une des affaires criminelles les plus médiatisées de ces dernières années.
Quand l’actualité trouble le sommeil d’une artiste
La chanteuse quadragénaire souffre d’insomnies causées par son intérêt pour les affaires criminelles. Loin d’être une simple curiosité morbide, cette fascination révèle chez Vitaa un besoin de comprendre la réalité brute de notre société.
Elle justifie cette préoccupation par une volonté de lucidité face aux dangers du monde contemporain. « Je veux savoir dans quel monde on vit », explique-t-elle sans détour, ajoutant avec réalisme que nous ne vivons « pas dans un monde de bisounours ».
L’affaire Maëlys : de l’émotion à la création artistique
Parmi les nombreux faits divers qui ont marqué l’actualité récente, le meurtre de la petite Maëlys de Araujo par Nordahl Lelandais a particulièrement bouleversé l’artiste.
Une rencontre déterminante avec une mère endeuillée
Cette affaire a pris une dimension personnelle pour Vitaa qui, touchée par ce drame, a fait une démarche peu commune pour une célébrité : elle a pris contact avec la mère de la victime. Cette rencontre a créé un lien profond entre les deux femmes, qui maintiennent depuis une relation suivie.
La résilience de cette mère face à l’innommable a profondément impressionné la chanteuse. « Et la force de cette femme pour survivre à ça en fait. Quel tsunami, qui se remet de ça ? », s’interroge Vitaa avec émotion.
Une chanson en hommage à la fillette disparue
De cette émotion est née une œuvre artistique. En collaboration avec Slimane, Vitaa a composé un titre simplement intitulé « Maëlys », traduisant en musique la douleur d’une mère ayant perdu son enfant.
Les paroles, d’une poignante simplicité, évoquent l’absence insurmontable :
« Ici, je te vois partout /Pas une pièce qui ne t’oublie/ Ici j’les entends partout / Tes histoires de petite fille / Dans ta chambre, je ne peux pas / Y entrer, c’est trop pour moi / Non dans ta chambre, je n’y vais pas / Tes poupées s’ennuient sans toi / J’n’y arriverai pas / Plus rien n’a de sens ici/ Je ne peux pas / Me dire que c’était écrit / Là où y avait la villa / Sur les murs, je lis ton prénom / Tous tes amis parlent de toi / Ils t’ont même écrit une chanson ».
Cette chanson a trouvé un écho particulier auprès de la mère de Maëlys, créant un pont émotionnel entre l’artiste et cette femme éprouvée par le destin.


