La célèbre actrice et réalisatrice française a récemment levé le voile sur une période sombre de sa jeunesse lors d’un entretien télévisé. Avec franchise et courage, elle a partagé comment un séjour en institution psychiatrique a représenté un tournant décisif dans son parcours personnel et professionnel, bien avant que sa carrière ne prenne son envol. Un témoignage rare qui met en lumière l’importance de la santé mentale dans le milieu artistique.
Une jeunesse marquée par une profonde détresse
C’est face à Laurent Delahousse, dans l’émission « 20h30 le dimanche » diffusée le 26 octobre, que Valérie Lemercier a choisi de revenir sur cet épisode marquant de sa vie. À 23 ans, alors qu’elle suivait les cours de Jean Chevrin à Rouen et nourrissait des ambitions de comédienne, la future star a traversé une période d’extrême fragilité psychologique.
« J’y suis allée avec ma petite valise. Je coulais, tout simplement. Ça n’allait pas. Je ne pouvais même plus marcher », a-t-elle confié avec émotion au journaliste, décrivant son état avant son admission volontaire à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.
Cette démarche, qu’elle qualifie elle-même d’inhabituelle pour une artiste en devenir, témoigne d’un courage précoce face à la maladie mentale, à une époque où les troubles psychologiques étaient encore largement tabous.
La thérapie comme renaissance professionnelle
Lorsque Laurent Delahousse lui a demandé si elle avait souffert d’un burn-out, Valérie Lemercier a répondu avec simplicité : « Je ne sais pas, ça n’existait pas les burn-out à l’époque ». Une réflexion qui souligne l’évolution de notre rapport collectif aux problèmes de santé mentale.
Ce qui ressort clairement de son témoignage, c’est l’impact immédiat et positif de la thérapie sur sa trajectoire professionnelle. « Ma première séance de psy, le lendemain j’ai travaillé, j’ai vécu de mon métier », a-t-elle affirmé, illustrant comment cette prise en charge a constitué un véritable tremplin pour sa carrière.
Une période de transition difficile avant la réussite
Avant son hospitalisation, Valérie Lemercier enchaînait les petits emplois sans parvenir à percer dans le domaine qui la passionnait. « C’était abyssal. Je faisais plein de choses, mais pas le métier que j’avais choisi », avait-elle confié à Audrey Crespo-Mara dans l’émission Sept à Huit en avril dernier.
Durant cette période complexe, l’artiste trouvait refuge dans des activités manuelles qui lui procuraient un sentiment d’accomplissement. « Si je vais mal, donnez-moi du linge à repasser. Une pile de linge, un bon fer et quand j’ai fini ma pile je suis contente. Il y a toujours un peu de repassage à faire quand ça va mal », avait-elle révélé avec cette pointe d’humour qui la caractérise.
Un séjour salvateur et un nouveau départ
Son hospitalisation à Sainte-Anne a duré un mois et demi, une période qu’elle considère aujourd’hui comme déterminante. « En tous cas, je m’en suis remise à des professionnels et j’ai bien fait. Ça m’a sauvé la vie », a-t-elle souligné avec reconnaissance lors de son entretien avec Laurent Delahousse.
Cette expérience semble avoir été un véritable point de bascule dans sa trajectoire. Deux ans seulement après ce séjour, Valérie Lemercier décrochait un rôle dans la série « Palace », qui allait contribuer à lancer sa carrière et la faire connaître du grand public.
Une vie sentimentale discrète mais riche
Au fil des années, l’artiste a partagé sa vie avec plusieurs personnalités du monde culturel. Dans les années 1990, elle a entretenu une relation avec le musicien Bertrand Burgalat jusqu’en 1997, collaboration qui a notamment donné naissance à un album portant son nom.
Par la suite, elle a fréquenté le producteur de films Manuel Munz, puis l’avocat Hervé Temime pendant sept ans. Ce dernier avait d’ailleurs évoqué leur relation dans Vanity Fair en 2002, déclarant avoir « eu la chance de partager [sa] vie avec une femme exceptionnelle ».
Plus récemment, en octobre 2015, Valérie Lemercier a officialisé sa relation avec l’artiste Mathias Kiss. Bien qu’elle n’ait pas eu d’enfant, elle avait confié à Gala en 2013 : « Je n’ai pas non plus tout fait pour. Et arrive un jour où c’est trop tard. Mais je ne considère pas ça comme un drame ». L’actrice semble aujourd’hui épanouie dans son rôle de belle-mère, une facette plus intime de sa personnalité.
Cette révélation sur son passé psychiatrique s’inscrit dans une démarche plus large de déstigmatisation des troubles mentaux dans la société, particulièrement dans les milieux artistiques où les pressions peuvent être intenses. Par son témoignage, Valérie Lemercier contribue à normaliser le recours aux soins psychologiques comme un acte de courage et d’intelligence émotionnelle.


