À l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement ce 6 novembre, une réalité alarmante se dessine en France. Le phénomène touche désormais plus d’un tiers des jeunes de 6 à 18 ans, avec une progression inquiétante ces derniers mois. Une problématique que même la Première dame connaît personnellement, alors qu’elle s’engage activement contre ce fléau.
Une hausse inquiétante du harcèlement chez les jeunes
Les chiffres sont sans appel. En l’espace d’une année seulement, le nombre de jeunes victimes de harcèlement ou de cyberharcèlement a considérablement augmenté. Aujourd’hui, ce sont 37% des 6-18 ans qui sont touchés, soit une progression de 11 points par rapport à l’année précédente.
Cette tendance préoccupante a poussé les pouvoirs publics à intensifier leurs actions de sensibilisation, notamment à travers la journée nationale du 6 novembre dédiée à cette cause.
La Première dame également victime de cyberharcèlement
Lors de sa visite dans les locaux du 3018, le numéro national d’assistance pour les victimes de cyberharcèlement, Brigitte Macron a partagé son expérience personnelle. Depuis son arrivée à l’Élysée, elle fait face à de nombreuses attaques en ligne, dont une théorie complotiste particulièrement virulente prétendant qu’elle serait un homme.
Face à ces accusations infondées, la Première dame n’est pas restée inactive. Elle a porté plainte en France, et un procès pour cyberharcèlement a débuté le 27 octobre dernier.
Une violence difficile à supporter même pour les adultes
Lors de sa visite, Brigitte Macron a livré un témoignage émouvant sur sa propre expérience : « Ce que l’on a à supporter parfois, ça nous dépasse […] Moi, ça m’arrive mais je suis une adulte, j’ai une structure solide autour de moi. J’ai la chance aussi d’être aidée et, malgré tout, c’est d’une violence inouïe ».
Malgré les épreuves, elle a tenu à souligner le soutien qu’elle reçoit, affirmant : « Ce que je reçois de gentillesse et de réconfort est beaucoup, beaucoup plus fort que ce que j’ai à endurer. Beaucoup plus fort ».
L’inquiétude d’une grand-mère pour ses petits-enfants
Au-delà de son expérience personnelle, c’est en tant que grand-mère que Brigitte Macron s’inquiète. Elle a révélé discuter régulièrement de harcèlement avec ses petits-enfants, qui lui répondent avec une assurance qui ne la rassure pas totalement : « Mamie, on gère ».
Cette réponse, loin d’apaiser ses craintes, illustre le décalage entre la perception des jeunes face au harcèlement et la réalité des conséquences psychologiques que celui-ci peut entraîner.
Des ressources disponibles pour les victimes
Face à l’ampleur du phénomène, il est important de rappeler l’existence de dispositifs d’aide. Le 3018 est spécialement dédié aux victimes de cyberharcèlement, tandis que le 3020 concerne plus généralement les situations de harcèlement.
Ces numéros gratuits permettent d’obtenir écoute, soutien et conseils pour faire face à ces situations traumatisantes qui touchent de plus en plus de jeunes, mais aussi parfois des adultes.


