Une polémique d’une rare violence secoue le paysage audiovisuel français. Sophia Aram, humoriste et chroniqueuse reconnue, sort du silence après avoir été publiquement qualifiée d’islamophobe lors d’une émission animée par Nagui. Dans une lettre ouverte cinglante, elle interpelle directement l’animateur vedette sur sa responsabilité dans cette affaire qui ravive les pires souvenirs de violence en France.
L’accusation portée contre elle ne serait pas anodine. Dans un climat marqué par des drames sanglants, l’humoriste refuse de rester silencieuse face à ce qu’elle considère comme une mise en danger délibérée.
Une accusation explosive en pleine émission
Le 12 mars 2026, Julie Conti, chroniqueuse sur France Inter, aurait ouvertement traité Sophia Aram d’« islamophobe » lors d’une émission animée par Nagui. Selon l’humoriste, cette accusation aurait été formulée avec l’approbation tacite de l’animateur.
Cette séquence marque un tournant dans les relations au sein de la station publique. Sophia Aram y voit bien plus qu’une simple divergence d’opinion : une attaque personnelle grave qui pourrait avoir des conséquences dramatiques.
Des précédents tragiques évoqués
Dans sa lettre, Sophia Aram rappelle le contexte français particulièrement sensible. Elle mentionne explicitement Charlie Hebdo, Samuel Paty et Dominique Bernard, trois symboles de la violence qui a frappé des personnalités accusées de blasphème ou d’islamophobie.
Pour l’humoriste, qualifier quelqu’un d’islamophobe dans l’espace public n’est pas une simple opinion. C’est une désignation potentiellement mortelle qui expose à des risques réels de représailles violentes.
Une campagne orchestrée selon l’humoriste
Sophia Aram ne voit pas cette attaque comme un incident isolé. Elle dénonce une série d’agressions similaires provenant de différentes sources, notamment de Mehdi Meklat et de ce qu’elle appelle « la bande de Charline ».
Selon elle, ces attaques coordonnées forment une véritable « meute » dont l’objectif serait de la réduire au silence. Julie Conti s’inscrirait dans cette dynamique, portée par une mouvance d’extrême gauche proche de La France insoumise.
Un climat de harcèlement dénoncé
L’humoriste décrit un environnement professionnel devenu hostile où les attaques personnelles se multiplient. Elle questionne ouvertement la ligne éditoriale de France Inter face à ces dérapages entre collègues.
Cette situation soulève des questions sur les limites de la liberté d’expression au sein même d’une rédaction et sur la protection des collaborateurs face aux accusations publiques.
Un appel direct à Nagui
La lettre prend une dimension particulièrement personnelle lorsque Sophia Aram interpelle directement Nagui. Elle rappelle leur collaboration de plus de vingt ans, soulignant qu’ils se connaissent bien professionnellement.
L’humoriste met l’animateur face à ses responsabilités. Elle estime que Nagui, ayant lui-même connu des polémiques publiques, devrait comprendre ce que signifie être mis en cause médiatiquement.
Une question de responsabilité éditoriale
Au-delà de l’aspect personnel, Sophia Aram interroge Nagui sur sa ligne de conduite. Comment peut-il tolérer qu’une chroniqueuse attaque aussi violemment une collègue sur son antenne ?
Elle attend de lui une prise de position claire sur ce qui est acceptable ou non dans les échanges entre collaborateurs d’une même station.
Un ton confraternel malgré la gravité
Malgré la dureté des propos, la lettre conserve un ton professionnel. Sophia Aram ne cherche pas l’affrontement personnel mais appelle à une clarification nécessaire sur le fonctionnement de France Inter.
Elle semble attendre une réponse ou au minimum une réaction de la part de l’animateur vedette. L’avenir de leur relation professionnelle pourrait dépendre de cette prise de position.


