La nuit qui devait célébrer le passage à la nouvelle année s’est transformée en tragédie sans précédent dans la station valaisanne. Des bougies incandescentes au contact d’un matériau inflammable ont provoqué un incendie dévastateur dans un établissement prisé des fêtards. L’enquête révèle des négligences potentielles alors que les propriétaires sont dans la tourmente.
Une soirée festive qui vire au cauchemar
La nuit du 1er janvier 2026, le bar La Constellation à Crans-Montana a été ravagé par un violent incendie qui a fait 40 victimes et plusieurs dizaines de blessés. Les investigations préliminaires révèlent que le drame aurait été provoqué par des bougies incandescentes qui auraient enflammé une mousse acoustique fixée au plafond de l’établissement.
Ce qui devait être une célébration joyeuse du Nouvel An s’est rapidement transformé en catastrophe. Les flammes se sont propagées à une vitesse fulgurante, piégeant de nombreux clients à l’intérieur du bar bondé.
Des propriétaires sous pression
Jacques et Jessica Moretti, propriétaires de La Constellation, ont été entendus dans le cadre de l’enquête. Bien qu’ils aient affirmé leur « entière collaboration » avec les autorités, leur passé soulève des interrogations qui compliquent leur situation.
Des éléments troublants
Des témoignages et des images de vidéosurveillance placent Jessica Moretti sur les lieux le soir du drame. Plus troublant encore, elle aurait été aperçue quittant précipitamment l’établissement avec la caisse du bar. Une information qui soulève de nombreuses questions sur la chronologie des événements et les responsabilités dans cette affaire.
Lors de son audition, Jacques Moretti a affirmé : « Je ne me sens pas bien. Je pense que tout s’est fait dans les normes. »
Des contrôles de sécurité insuffisants
Les investigations ont mis en lumière des manquements potentiels aux mesures de sécurité. Selon Jacques Moretti, le bar aurait été inspecté « trois fois en dix ans », une fréquence qui semble bien en-deçà des exigences de l’ordonnance cantonale sur la prévention des incendies.
Risque de fuite des suspects
Me Nicolas Rivard, avocat représentant plusieurs familles de victimes, a exprimé ses inquiétudes quant à un possible départ des Moretti à l’étranger. « Les proches des disparus ne demandent qu’une chose : que la vérité soit établie, » a-t-il déclaré aux médias.
L’expertise technique en cours
Les experts en sécurité incendie analysent actuellement la mousse acoustique qui recouvrait le plafond. Sa composition et sa conformité aux normes en vigueur sont au centre de l’enquête. Les premiers éléments suggèrent que ce matériau aurait considérablement accéléré la propagation des flammes dans l’espace confiné du bar.
Une communauté en deuil
La station de Crans-Montana, habituellement animée en cette période de fêtes, est aujourd’hui plongée dans une profonde tristesse. Des cérémonies d’hommage aux victimes sont organisées alors que les familles endeuillées réclament des réponses et des responsabilités clairement établies.
Cette tragédie soulève également des questions sur la rigueur des contrôles de sécurité dans les établissements recevant du public, particulièrement dans les lieux festifs à forte affluence lors des périodes de célébrations.


