L’ancien président de la République a franchi les portes de la prison de la Santé le 21 octobre 2025, marquant une page sans précédent de l’histoire politique française. Condamné à cinq ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs, Nicolas Sarkozy a accordé une interview révélatrice avant son incarcération, dévoilant ses préparatifs et ses états d’âme.
Des adieux familiaux sous tension
Avant son incarcération, l’ex-chef d’État a tenu à être présent pour un moment important de sa vie familiale. Le parquet national financier avait d’ailleurs accepté de reporter son entrée en détention pour lui permettre de célébrer un événement particulier. Nicolas Sarkozy a ainsi pu partager le quatorzième anniversaire de sa fille Giulia, un dernier moment précieux avant sa séparation.
Pour sa fille adolescente, la situation s’est avérée particulièrement difficile à vivre. Selon les propos rapportés par Pascal Praud : « Elle a un peu pleuré. C’est bien normal, elle a 13 ans, je crois. Le président Sarkozy lui dit : ‘Mais tu es une Sarkozy ou tu n’es pas une Sarkozy ?' »
Conscient de l’impact de sa détention sur sa fille, l’ancien président lui a adressé des mots forts : « N’oublie pas de garder la tête haute ! », tout en reconnaissant que « Ce qui se passe n’est pas évident ».
Une interview révélatrice pour Paris Match
Dans les jours précédant son incarcération, Nicolas Sarkozy s’est confié au magazine Paris Match. Il a tenu à préciser qu’il n’avait sollicité aucun privilège particulier face à la justice, malgré son statut d’ancien président.
Sa stratégie face à cette épreuve semble être celle de la sérénité apparente, notamment pour rassurer ses proches. Il a ainsi déclaré : « S’ils sentent que je suis tranquille, ils sont tranquilles ».
Carla Bruni : une épouse entre colère et chagrin
L’épouse de l’ancien président n’a pas caché son indignation face à l’incarcération de son mari. Carla Bruni a qualifié cette décision judiciaire d’« infamie, une folie, une persécution ».
La mannequin et chanteuse a accompagné son mari jusqu’à la prison de la Santé le 21 octobre 2025. Cette séparation représente pour le couple la plus longue période loin l’un de l’autre depuis leur première rencontre en 2007, ajoutant une dimension émotionnelle supplémentaire à cette situation exceptionnelle.
Se préparer à la vie carcérale
Des préparatifs pragmatiques
Face à la perspective de la détention, l’ex-président a fait preuve de pragmatisme. Il s’est équipé d’un petit balai et a « cantiné » – terme utilisé en milieu carcéral pour désigner les achats effectués par les détenus – des produits de première nécessité comme du thon à l’huile et des yaourts.
Lectures et projets d’écriture
Pour occuper son temps en détention, Nicolas Sarkozy a emporté trois ouvrages symboliques : Le Comte de Monte-Cristo, Jésus et une Anthologie de la poésie française.
Amateur de littérature, il a confié : « Je lis beaucoup ». L’ancien chef d’État envisage également de se consacrer à l’écriture pendant sa détention, révélant : « J’ai le titre en tête, le reste, je l’ignore. »
Les conditions de détention
Depuis son arrivée à la prison de la Santé, l’ancien président est soumis à une surveillance constante. Deux policiers le surveillent 24 heures sur 24, un dispositif exceptionnel qui souligne le caractère inédit de cette incarcération.
Les modalités précises de sa détention et l’évolution possible de ses conditions d’incarcération demeurent encore incertaines et pourraient évoluer dans les semaines à venir.



C’est affreux et inhumain pour un père de famille de plus de 70 ans qui n’a nullement envie de « recommencer ».
Une pensée pour ses gardiens. Leur vie ne doit pas être facile
Le petit nicolas va bientôt faire pleurer dans les chaumières.
Quelle belle stratégie de communication du psychodrame bon marché.
Qui ne marche pas avec tous.
Une justice incapable de comprendre qu’elle génère de l’empathie et un sentiment de révolte envers ce système pourri jusqu’à la moelle.
Ils se délèctent aujourd’hui de leur pouvoir. Nous savions mais ils nous prouvent encore une fois que la justice française est malhonnête, idéologisée, partiale et dangereuse.
Les français ne sont pas dupes et que l’on aime ou pas cet ancien président on ne peut que lui souhaiter la force d’encaisser cette humiliation sans faillir. Il y parvient et je m’en réjouis. Cette « caste » motivée par la haine en sera pour ses frais.