Lio rend hommage à son fils Diego disparu dans un album bouleversant

Lio

Un an après le décès tragique de son fils Diego, la chanteuse Lio brise le silence et lui consacre un projet musical d’une intensité rare. Invitée sur les ondes de RTL ce samedi 21 février, l’artiste belgo-portugaise s’est confiée sur ce processus créatif douloureux, entre deuil impossible et hommage lumineux à un jeune homme prometteur emporté à seulement 21 ans.

Un drame survenu près de Roissy

Le 2 mars 2025 marque un tournant tragique dans la vie de Lio. Ce jour-là, Diego met fin à ses jours en s’immolant par le feu à proximité de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. L’enquête judiciaire conclut à un suicide, laissant ses proches dans une incompréhension totale.

Étudiant brillant en ingénierie à Lausanne, le jeune homme n’avait jamais présenté de troubles psychiatriques avant les événements qui ont précédé sa mort. Son père, Jean-Pierre Bellay, ancien compagnon de Lio, avait livré des détails glaçants à Paris Match sur les dernières semaines de Diego.

Une bascule brutale en Thaïlande

Début janvier 2025, Diego voyage en Thaïlande où sa santé mentale se dégrade soudainement. « Diego est tombé malade, bouffée psychotique délirante, début janvier 2025 en Thaïlande. Je l’ai rapatrié à Bruxelles, très probablement suite à l’absorption de drogues là-bas », avait expliqué Jean-Pierre Bellay.

Cette bouffée psychotique délirante, possiblement déclenchée par des substances, transforme le jeune homme. Son père avait ajouté ces mots poignants : « Lors d’une crise à Paris, il s’est échappé et le monstre a pris le dessus dans sa tête pour l’assassiner ».

« Geoid Party In The Sky » : un accouchement artistique

Face à l’indicible, Lio choisit la création. Son nouvel album, sobrement intitulé « Geoid Party In The Sky », constitue un hommage entier à son fils disparu. « Geoid » n’est autre qu’une anagramme du prénom Diego, subtil clin d’œil maternel.

La pochette elle-même porte la trace de Diego : une constellation qu’il avait dessinée dans son enfance. « Il avait dessiné une constellation, c’est celle qui est sur (la couverture de l’album). Je voulais que ça soit un peu comme une fibre optique », confie la chanteuse.

Une création douloureuse mais nécessaire

Pour Lio, ce projet représente bien plus qu’un simple album. « Le seul accouchement difficile que j’ai eu de toute ma vie, ça a été celui-là. Ça a été si difficile », avoue-t-elle avec une franchise désarmante.

La musique, habituellement refuge et exutoire, montre ici ses limites. L’artiste reconnaît que la composition « ne peut rien pour moi » face à l’ampleur de sa peine. Pourtant, le processus créatif lui a permis un dialogue posthume avec Diego.

Un lien qui transcende la mort

Lio décrit une forme de communication spirituelle établie durant l’élaboration de l’album. « Je ne me serais pas permise. Mais invoqué en permanence. Ça m’a portée, énormément », explique-t-elle, précisant qu’elle a voulu l’invoquer sans le convoquer.

L’humour de Diego, trait de caractère qui le définissait, traverse également ces compositions. « J’ai beaucoup échangé avec lui. Des fois de façon très drôle, parce qu’il avait vraiment le sens de recadrer les choses. Il a un humour incroyable. Je l’ai fait pour que ça resplendisse aussi », témoigne la mère endeuillée.

Une chanson spécialement écrite pour lui figure sur ce disque, testament musical d’un amour maternel inaltérable face à la pire des épreuves.

Nadia Ben Amar
J’explore l’univers fascinant des célébrités pour en révéler les coulisses.

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