Un an après un drame qui a bouleversé le monde du cinéma, la douleur reste intacte. Alors qu’une double exposition rend hommage à une actrice disparue trop tôt, sa mère livre un témoignage déchirant sur l’épreuve que traverse sa famille. Entre gratitude pour l’héritage laissé et souffrance d’un vide impossible à combler, ses mots résonnent comme un cri du cœur.
Un hommage artistique pour maintenir sa présence
Une double exposition d’affiches a été organisée pour célébrer la mémoire d’Émilie Dequenne, disparue à l’âge de 43 ans. Cet événement permet à la famille et au public de maintenir vivant le souvenir de celle qui a marqué le septième art de son talent.
Pour Brigitte, la maman de l’actrice, cette initiative revêt une dimension profondément réconfortante. « Cela nous aide à la sentir avec nous », confie-t-elle dans les colonnes de Ciné Télé Revue. L’exposition devient ainsi un pont entre le passé et le présent, une manière de prolonger la présence de sa fille.
Une lumière qui continue d’éclairer la famille
Malgré la disparition physique, Brigitte affirme avec conviction : « Emilie est toujours parmi nous ». Elle explique que sa fille, par sa personnalité rayonnante, continue d’influencer chaque membre de la famille.
« Elle ne nous quitte pas, elle était si positive, si attentive aux autres, on vit dans sa lumière, chaque membre de la famille », raconte-t-elle avec émotion. Cette présence spirituelle devient un refuge dans la tourmente du deuil.
Un réconfort dans les souvenirs professionnels
Brigitte trouve une consolation dans le parcours artistique exceptionnel de sa fille. Émilie a « vécu des choses très douloureuses, mais aussi de très jolies, surtout professionnellement. C’est un réconfort », souligne-t-elle.
Les films et les projets auxquels l’actrice a participé deviennent des témoignages tangibles de son existence et de son talent, offrant à la famille un moyen de la faire perdurer.
L’occupation comme échappatoire à la douleur
L’organisation de l’exposition et les différents hommages jouent un rôle thérapeutique pour la famille endeuillée. « Ça aide parce qu’on est occupé à autre chose qu’à repenser à ce qu’on a vécu », explique Brigitte.
Cette activité permet de canaliser la souffrance vers quelque chose de constructif, évitant ainsi de sombrer entièrement dans la douleur des souvenirs traumatisants.
Une solidarité avec d’autres parents endeuillés
La démarche de la famille dépasse le simple hommage personnel. Brigitte établit un parallèle entre leur situation et celle d’autres parents confrontés à l’impensable : « À ce niveau-là, oui, ça aide, parce que, autant Emilie pensait aux malades, autant nous pensons aux autres parents qui perdent un enfant. C’est une chose épouvantable. Et nous, on a la chance de pouvoir encore la faire vivre au travers de ces films ou de cette exposition. On a le sentiment d’être privilégiés ».
Un état second persistant
Malgré le temps écoulé et les initiatives entreprises, la famille reste profondément marquée. Brigitte confie que tous sont toujours « dans un état second » et peinent à en sortir.
Les questions existentielles surgissent régulièrement : « On se demande si ça vaut encore la peine d’être sur terre », avoue-t-elle avec une franchise bouleversante. « Qu’est-ce qu’on fait là ? Je préférerais être avec elle », ajoute-t-elle, exprimant le désir douloureux de nombreux parents endeuillés.
La famille comme ancrage vital
Face à ce désespoir, Brigitte trouve néanmoins des raisons de continuer. « Mais je m’accroche. On a des enfants, des petits-enfants. On a tous besoin l’un de l’autre et on a beaucoup de chance parce que la famille est très unie », confie-t-elle.
Cette solidarité familiale devient l’ultime rempart contre le gouffre du chagrin, prouvant que même dans les épreuves les plus terribles, l’amour peut être un moteur de survie.


