Une affaire embarrassante révèle une contradiction flagrante entre les discours politiques et les pratiques privées. L’employeur d’un travailleur marocain en situation irrégulière n’est autre que la famille de l’une des figures les plus emblématiques de la lutte contre l’immigration clandestine en France.
Cette histoire met en lumière les paradoxes qui peuvent exister entre les positions publiques affichées et la réalité du quotidien, créant un malaise politique considérable.
Un jardinier employé illégalement pendant neuf ans
Depuis 2017, Hatim B., ressortissant marocain, entretenait les jardins de la famille Le Pen. Son employeur connaissait parfaitement sa situation administrative irrégulière au moment de son embauche.
Jany Le Pen, qui a recruté cet employé, n’ignorait rien de l’absence de papiers en règle. Cette relation de travail s’est poursuivie pendant plusieurs années sans encombre, jusqu’à l’intervention des autorités.
L’arrestation et le placement en rétention
En avril 2026, les services préfectoraux ont interpellé Hatim B. Le jardinier a été immédiatement placé en rétention administrative dans le centre de Nanterre, en attente d’expulsion.
Cette arrestation s’inscrit dans une politique préfectorale particulièrement ferme menée dans le département des Hauts-de-Seine.
Une visite au centre de rétention
Jany Le Pen s’est rendue personnellement au centre de rétention de Nanterre pour apporter son soutien à son employé. Cette visite, principalement symbolique, a duré environ quarante minutes.
Elle a manifesté son intention de faire appel à un avocat pour défendre le jardinier. Malgré ces démarches, l’issue de l’affaire était déjà scellée.
Une expulsion rapide vers le Maroc
Les efforts de Jany Le Pen n’ont pas permis d’éviter l’expulsion. Hatim B. a été renvoyé au Maroc peu de temps après son placement en rétention.
Cette procédure accélérée illustre l’efficacité des dispositifs mis en place par la préfecture des Hauts-de-Seine.
Alexandre Brugère, le préfet de la fermeté
Le préfet des Hauts-de-Seine se distingue par sa politique intransigeante en matière d’immigration irrégulière. Alexandre Brugère a développé plusieurs outils pour accélérer les procédures d’éloignement.
Entre 2024 et 2025, les expulsions dans son département ont bondi de 51%. Cette augmentation spectaculaire témoigne de sa détermination.
Des dispositifs renforcés
Le préfet a notamment établi des conventions avec la maison d’arrêt de Nanterre. Ces partenariats facilitent le traitement administratif et l’exécution des mesures d’éloignement.
Ces méthodes permettent de réduire considérablement les délais entre l’interpellation et l’expulsion effective.
Un paradoxe politique révélateur
L’affaire soulève une contradiction majeure. La famille Le Pen s’est construite une réputation sur son opposition farouche à l’immigration clandestine et au travail dissimulé.
Découvrir qu’elle employait elle-même un travailleur sans papiers crée une dissonance entre les déclarations publiques et les pratiques privées. Cette ironie n’a pas échappé aux observateurs politiques.
Ce cas illustre les tensions qui peuvent exister entre les principes affichés et les réalités concrètes du quotidien, même chez les plus fervents défenseurs de la lutte contre l’immigration irrégulière.


Faites ce que je dis et pas ce que je fais. Je suis certain que Marine dira tout ignorer et mettra tout sur le dos de sa soeur. Pas de pitié!
Etonnant non ? Ce jardinier marocain sans papier et ayant travaillé 9 ans (anecdotiquement pour la famille LEPEN) et renvoyé au Maroc pratiquement immédiatement alors que des centaines d’OQTF se baladent dans le nature librement, tuant et violant des gamines et qu’on finit par régulariser faute de pouvoir les éjecter. Bizarrement celui là travailleur et à peu près honnête a été viré sans état d’âme, alors où est la justice?