Quand la fiction s’inspire du réel, les conséquences peuvent dépasser le cadre du grand écran. Deux agents de police américains ont décidé de poursuivre en justice les stars hollywoodiennes et leurs sociétés de production, estimant qu’un film récent a gravement nui à leur réputation professionnelle.
Une saisie record devenue scénario de cinéma
Jason Smith et Jonathan Santana, officiers au sein de la police de Miami-Dade, ont engagé une action en justice contre les entreprises de production des célèbres acteurs Matt Damon et Ben Affleck. Selon eux, leur travail d’enquête aurait servi de base à un long-métrage sans leur consentement.
Les deux hommes affirment reconnaître leur histoire dans l’intrigue du film. Ils pointent notamment du doigt une opération majeure menée le 29 juin 2016, au cours de laquelle ils ont saisi pas moins de 21 millions de dollars.
Des détails troublants selon les plaignants
Les policiers soutiennent que la production a utilisé des éléments spécifiques de leur enquête pour construire le récit. Le film met en scène des officiers de la brigade des stupéfiants, ce qui permettrait, selon eux, une identification directe.
Cette ressemblance ne serait pas anodine et aurait des répercussions concrètes sur leur vie professionnelle et personnelle.
Des sous-entendus qui ternissent leur carrière
Le film comporterait des suggestions de mauvaise conduite et de comportement contraire à l’éthique. Ces représentations auraient provoqué des réactions dans leur entourage professionnel et personnel.
Des collègues et proches auraient fait des insinuations désobligeantes, notamment sur une prétendue utilisation des fonds confisqués à des fins personnelles. Un climat de suspicion qui affecte directement leur réputation.
Ce que réclament les deux officiers
La plainte déposée vise les sociétés Artists Equity et Falco Productions. Les demandes des plaignants sont multiples et substantielles.
Ils exigent le versement de dommages et intérêts, à la fois compensatoires et punitifs. Ils réclament également que les sociétés prennent en charge leurs frais d’avocat.
Au-delà de l’aspect financier, Smith et Santana souhaitent qu’un avertissement plus visible soit ajouté au film. Ils demandent aussi une rectification publique qui clarifierait la nature fictive de l’œuvre.
La défense des producteurs face aux accusations
Du côté des sociétés de production, on rejette catégoriquement ces allégations. Les producteurs estiment que les inquiétudes exprimées ne reposent sur aucun fondement solide.
Ils soulignent que le film ne mentionne jamais explicitement les plaignants et n’évoque aucune faute professionnelle qui leur serait attribuable.
Netflix, qui diffuse le long-métrage sur sa plateforme, a choisi de ne pas réagir publiquement à cette controverse. La société de streaming maintient le silence sur ce dossier judiciaire naissant.


