La Polynésie française brille à nouveau sur la scène nationale. Hier soir, une jeune femme de 23 ans aux origines mixtes a conquis le cœur du jury et des téléspectateurs lors d’une soirée riche en émotions. Portrait d’une Miss qui souhaite mettre sa notoriété au service de causes qui lui sont chères.
Un couronnement sous le signe de l’émotion
C’est dans une ambiance électrique que s’est déroulée la cérémonie du sacre de Miss France 2026 vendredi 6 décembre. Le Zénith d’Amiens a vibré lorsque Hinaupoko Devèze a reçu la prestigieuse couronne des mains d’Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025.
Visiblement émue, la nouvelle reine de beauté a peiné à trouver ses mots. «J’ai un cocktail d’émotions, je n’arrive pas à réaliser ce qui se passe», a-t-elle confié, les larmes aux yeux, quelques instants après son couronnement.
Entre Polynésie et Hexagone : un parcours entre deux cultures
Née à Tahiti et ayant grandi entre la Polynésie française et le sud de la France, Hinaupoko Devèze incarne parfaitement le multiculturalisme. D’origine marquisienne par sa mère et métropolitaine par son père, elle puise sa force dans cette double identité qui l’a façonnée.
À 23 ans, la jeune femme mène une vie bien remplie. Étudiante en psychologie, elle travaille également comme secrétaire administrative et s’investit dans l’organisation de séjours éco-responsables en Polynésie française.
Un prénom chargé de sens
Son prénom, Hinaupoko, n’est pas anodin. Il porte une signification culturelle profonde, comme elle l’a expliqué lors de son passage sur Polynésie La 1ère avant le concours. Ce prénom traditionnel marquisien renforce son attachement à ses racines et à la culture tahitienne.
Des engagements forts pour son année de règne
La nouvelle Miss France ne compte pas se contenter de représenter la beauté française. Elle souhaite mettre à profit sa nouvelle notoriété pour défendre des causes qui lui tiennent à cœur.
Très attachée à ses origines polynésiennes, elle ambitionne d’inspirer les jeunes à se reconnecter avec leurs racines culturelles, un patrimoine qu’elle considère comme essentiel à préserver.
Par ailleurs, Hinaupoko place la santé mentale au centre de ses préoccupations. «Trop souvent négligée ou stigmatisée, elle est pourtant aussi essentielle que la santé physique», a-t-elle déclaré, manifestant sa volonté de sensibiliser le public à cette question souvent taboue.
Un rêve d’enfant devenu réalité
Pour la jeune Polynésienne, cette couronne représente l’aboutissement d’un long cheminement personnel. «Depuis toute petite, mon entourage m’encourageait à oser prétendre à ce titre», a-t-elle révélé.
Mais au-delà de la simple participation à un concours de beauté, Hinaupoko voyait dans l’aventure Miss France une opportunité de développement personnel. Elle considère cette expérience comme un défi pour gagner en assurance et renforcer ses liens avec ses origines culturelles.
Une soirée marquée par l’élégance
La cérémonie a également été remarquée pour les tenues éblouissantes portées par les candidates et les anciennes Miss présentes pour l’occasion. Les créations ont brillé sur le plateau du Zénith, ajoutant une touche supplémentaire de glamour à cette soirée déjà exceptionnelle.
En coulisses, quelques tensions ont été rapportées, notamment une controverse impliquant Miss Provence et Miss Aquitaine concernant le top 12 de la compétition, captée dans une vidéo privée. Cependant, ces tensions n’ont pas éclipsé le triomphe de Hinaupoko Devèze.
Tandis que le monde de Miss France célébrait sa nouvelle ambassadrice, l’actualité nationale était assombrie par deux décès notables : celui de Daniel Bilalian, figure du journalisme français disparu à 78 ans après une longue maladie, et celui tragique du député Olivier Marleix, retrouvé sans vie après s’être suicidé.


