Dans le monde pailleté de la mode, où les apparences sont reines, une icône se démarque par sa franchise désarmante. Amanda Lear, la muse intemporelle, a récemment ouvert son cœur lors d’une émission télévisée, révélant une facette moins glamour de ses années de mannequinat. À 86 ans, cette artiste aux multiples talents, connue pour sa voix envoûtante et ses rôles au théâtre, n’a rien perdu de son mordant.
« J’ai détesté être mannequin, parce qu’on est un objet sexualisé »
Amanda Lear, qui a défilé pour des légendes telles que Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld, a marqué les esprits par sa présence magnétique. Pourtant, derrière les strass et les flashs, se cachait une réalité moins reluisante. « J’ai détesté être mannequin, parce qu’on est un objet sexualisé, » a-t-elle confié sans détour à Léa Salamé dans l’émission « Quelle époque ! ». Une déclaration qui résonne avec force dans un secteur souvent critiqué pour sa vision de la femme.
Le mannequinat, un monde de silence
Inès de La Fressange, présente aux côtés de Lear, a renchéri en partageant son propre ressenti : « Moi, on m’appelait le mannequin qui parle. Je parlais trop et on n’est pas supposé parler. » Ces mots illustrent le sentiment d’aliénation ressenti par certaines mannequins de l’époque, réduites à de simples images sans voix.
Une artiste aux multiples facettes
Malgré ces souvenirs amers, Amanda Lear n’a jamais cessé de se réinventer. Après avoir quitté les podiums, elle a embrassé avec succès une carrière dans la musique, le théâtre et même la peinture. Son parcours est un témoignage de sa résilience et de sa capacité à transcender les étiquettes.
Le regard d’Amanda Lear sur le passé
L’émission a également été l’occasion de revenir sur une séquence vintage où Amanda Lear apparaissait dans une robe en métal, symbole d’une époque où l’innovation stylistique flirtait parfois avec l’absurde. « Je crois que l’homme moderne aime beaucoup le métal (…) c’est pour ça que j’aime habiller les femmes en métal, » avait déclaré un couturier de l’époque. Un commentaire qui a suscité l’hilarité sur le plateau, témoignant du chemin parcouru depuis.
Amanda Lear continue de briller, que ce soit par sa présence scénique ou ses prises de parole sans filtre. Son expérience dans le mannequinat, bien que teintée de désenchantement, reste une partie intégrante de l’histoire d’une femme qui a su, avec élégance et intelligence, se libérer des chaînes de l’objectification pour s’épanouir pleinement dans l’art.


