Dans un moment d’émotion rare, Éric Dupond-Moretti s’est livré à cœur ouvert lors de l’émission « Un dimanche à la campagne ». Loin des prétoires et des salles d’audience où il a brillé en tant qu’avocat, puis en tant que ministre de la Justice, l’homme de loi a partagé un pan méconnu de son histoire personnelle, révélant les racines profondes de sa vocation.
« Mon grand-père a été assassiné, et on va découvrir son corps le long de la voie ferrée. Tout le monde s’en est foutu de tout ça »
C’est avec une sincérité touchante qu’Éric Dupond-Moretti a évoqué le meurtre de son grand-père, un événement tragique resté impuni qui a profondément marqué sa famille. « Mon grand-père a été assassiné, et on va découvrir son corps le long de la voie ferrée. Tout le monde s’en est foutu de tout ça », a-t-il confié, soulignant l’indifférence qui a entouré ce drame. Cette injustice a été l’un des moteurs qui l’ont poussé vers le droit et la défense des accusés.
« Je ne sais pas s’il est coupable ou innocent. Personne ne le sait d’ailleurs »
L’ancien garde des Sceaux a également partagé l’impact qu’a eu sur lui l’affaire Christian Ranucci, condamné à mort dans des circonstances controversées. « Je ne sais pas s’il est coupable ou innocent. Personne ne le sait d’ailleurs », a-t-il déclaré, exprimant son trouble face à cette affaire. « Ce qui me choque, c’est l’exécution, la barbarie de ce châtiment suprême. Ça me décide définitivement à devenir avocat. »
De ses débuts en tant qu’avocat en droit pénal à sa nomination surprenante en tant que ministre de la Justice en 2020, Éric Dupond-Moretti a parcouru un chemin remarquable. Fils d’ouvriers, il a su s’imposer dans le monde du droit avant de prendre place à la table du Conseil des ministres. Son engagement pour la justice et son combat contre l’injustice semblent trouver leur source dans ces révélations personnelles, qui ajoutent une dimension humaine à la figure publique que l’on connaît.


