Le monde de la gastronomie française cache parfois des pratiques d’un autre âge. Derrière les étoiles Michelin et les brigades prestigieuses se dissimulent encore des comportements violents que certains persistent à justifier au nom de l’excellence culinaire. Une ancienne lauréate d’une émission culinaire phare brise aujourd’hui le silence sur ce qu’elle a vécu dans les cuisines de renom.
Un acte de violence dénoncé sans détour
Viviana Pisacane, sacrée vainqueur de Top Chef en 2023, a décidé de lever le voile sur un épisode traumatisant de sa carrière. Au cours de son parcours dans les établissements étoilés, elle a été victime d’un geste brutal de la part d’un grand chef dont elle tait volontairement l’identité.
La cheffe a confié avoir reçu une casserole lancée à son encontre lors d’un service. Bien que le récipient fût vide, elle insiste sur la violence de l’acte lui-même, qui dépasse largement le cadre d’une simple réprimande professionnelle.
Un CV impressionnant au service de la gastronomie
Le parcours de Viviana Pisacane force le respect. Elle a œuvré dans des maisons étoilées réparties entre l’Italie, la Suisse, la Norvège et la France, collaborant avec des légendes vivantes de la gastronomie.
Parmi ses mentors figurent des noms prestigieux comme Joël Robuchon, Michel Guérard ou encore Éric Fréchon. Cette expérience internationale lui a permis d’affiner sa technique et sa vision culinaire unique.
Le Bœuf d’Argent, une aventure familiale à Lyon
En 2023, accompagnée de sa famille, elle a pris les rênes du Bœuf d’Argent situé à Lyon. L’établissement propose désormais une cuisine franco-italienne novatrice, reflet de ses racines et de son parcours cosmopolite.
Des racines profondément ancrées dans l’univers culinaire
La vocation de Viviana ne doit rien au hasard. Née dans une famille de cuisiniers, avec un père pâtissier et un grand-père chef, elle a grandi entourée de fourneaux et de recettes transmises de génération en génération.
Dès son plus jeune âge, elle préparait les repas pour ses frères et sœurs. Cette responsabilité précoce a naturellement orienté son choix professionnel vers ce qu’elle considère comme une évidence : la cuisine.
Refus catégorique de banaliser la violence
Face aux caméras, la chef lyonnaise a affiché une position ferme et sans ambiguïté. Elle rejette totalement l’idée selon laquelle la maltraitance pourrait se justifier par les exigences du métier ou la recherche de l’excellence.
Si elle admet pouvoir accepter des remarques verbales, parfois vives, dans le feu de l’action d’un service, elle trace une ligne rouge infranchissable : la violence physique n’a pas sa place en cuisine, quelle que soit la réputation du chef.
Un témoignage pour faire évoluer les mentalités
En choisissant de partager son expérience publiquement, Viviana Pisacane espère contribuer à faire évoluer les pratiques dans le secteur. Son témoignage vise à dénoncer la brutalité qui règne encore dans certaines brigades professionnelles.
Toutefois, elle a délibérément choisi de ne pas révéler le nom du chef responsable de l’incident. Une décision qui interroge mais qui témoigne peut-être d’une volonté de pointer un système plutôt qu’un individu isolé.


