Le comédien français, figure emblématique de l’humour hexagonal, fait face à de sérieux problèmes médicaux. À 72 ans, l’artiste dévoile les coulisses d’un combat quotidien contre les séquelles qui bouleversent son existence. Un témoignage poignant qui révèle la fragilité derrière le rire.
Trois accidents vasculaires cérébraux en peu de temps
Dans un entretien accordé à Sirènes le 16 juillet 2026, Jean-Marie Bigard a levé le voile sur une réalité médicale alarmante. L’humoriste a subi pas moins de trois AVC en l’espace de quelques années.
« Je digère tranquillement mes AVC, j’en ai fait en tout 3, 1 il y a deux ans et 2 assez rapidement », confie-t-il avec une franchise désarmante. Ces accidents neurologiques ont laissé des traces durables sur son organisme.
Le comédien souffre notamment de troubles de l’équilibre qui compliquent son quotidien. Malgré ces difficultés, il affirme avec détermination : « Je vais très bien. »
Une lucidité brutale face au déclin physique
Loin de se voiler la face, l’artiste exprime avec une rare honnêteté son ressenti face au vieillissement. Ses mots sont durs, sans filtre, à l’image de son humour.
« En fait, la mort me fait chier, me sentir vieillir, ça me fait chier, ça me fait chier de me dire qu’une chose est sûre et que ça ne va pas aller de mieux en mieux. Ça va aller de mal en pis, je constate comme sur un hamac ma décrépitude », lâche-t-il sans détour.
Un constat quotidien avec son kinésithérapeute
Cette prise de conscience s’effectue notamment lors de ses séances de rééducation. Son kinésithérapeute tente de le mobiliser en lui répétant : « bougez, marchez, faites du sport ».
Face à cette réalité, Bigard refuse la passivité. « Je n’attends pas comme un con de mourir dans mon sommeil ou à force de ne plus pouvoir faire quoi que ce soit », martèle-t-il avec véhémence.
L’amour comme moteur de sa bataille
Si l’humoriste continue à se battre, c’est avant tout pour sa compagne Lola Marois et ses enfants. Leur soutien indéfectible constitue un pilier essentiel dans cette épreuve.
Initialement réticent, il a accepté de se faire suivre par des spécialistes pour répondre aux supplications de ses proches. « Ma femme y tient beaucoup, mes enfants aussi. Ils n’arrêtent pas de me dire ‘Papa, ne meurs pas, on a besoin de toi' », explique-t-il avec émotion.
Des signes encourageants d’amélioration
Heureusement, l’état de santé du septuagénaire montre des signes d’amélioration depuis mars dernier. À cette période, sa situation était particulièrement préoccupante selon son épouse.
« Il a du mal pour l’instant à marcher en pleine forme, les muscles sont à l’arrêt », déclarait-elle alors. Aujourd’hui, le constat est plus optimiste : « Il semble aller beaucoup mieux. »
Un avenir sous contrainte
Malgré ces progrès, Jean-Marie Bigard reste lucide sur ses capacités futures. « Je sais très bien que l’entonnoir dans lequel je suis parti fait que moins je vais en faire, moins je pourrai en faire », reconnaît-il avec réalisme.
Une déclaration qui témoigne de la conscience aiguë qu’a l’humoriste des limites que lui impose désormais son corps, après des décennies passées sur scène à faire rire la France entière.


