L’animateur de CNews provoque une nouvelle polémique avec un projet qui divise le paysage médiatique français. Son initiative de recenser quotidiennement les personnalités hostiles au parti de Marine Le Pen suscite de vives réactions dans le milieu journalistique et au-delà.
Une démarche controversée qui interroge
Pascal Praud a annoncé son intention de répertorier jour après jour les figures publiques qui se positionnent contre le Rassemblement national. Ce recensement systématique viserait à identifier tous ceux qui, dans les différents médias, expriment leur opposition au parti d’extrême droite.
L’objectif affiché consiste à établir un registre des voix critiques envers la formation politique dirigée par Marine Le Pen. Cette méthode soulève toutefois de nombreuses interrogations sur ses véritables motivations.
Samuel Étienne dénonce une contradiction flagrante
L’animateur de France Télévisions n’a pas mâché ses mots face à cette initiative. Samuel Étienne pointe du doigt une incohérence manifeste dans la démarche de son confrère de CNews.
Il questionne directement la crédibilité de Pascal Praud : « Si tu as décidé de faire une liste le matin des gens qui critiquent le RN, comment veux-tu faire croire aux gens que ce n’est pas ton parti ? »
Un problème de logique selon le journaliste
Pour Samuel Étienne, cette initiative ne tient pas la route. Il estime que le projet contient des contradictions évidentes, alors même que Pascal Praud affirme régulièrement ne pas être affilié au RN ni à l’extrême droite.
Le présentateur du « Grand Concours » considère qu’« il y a un truc qui ne va pas » dans cette idée de recensement quotidien.
Des inquiétudes partagées dans la profession
Samuel Étienne n’est pas le seul à exprimer ses réserves. D’autres professionnels de l’information ont également manifesté leur désapprobation face à cette méthode.
Plusieurs journalistes redoutent que cette liste ne serve à tourner en dérision ou à discréditer les personnes recensées. Les artistes et sportifs figureraient parmi les cibles potentielles de ce dispositif.
Cette polémique illustre les tensions persistantes autour du traitement médiatique du Rassemblement national et de ses opposants dans le débat public français.


