L’humoriste français franchit une nouvelle étape dans sa conquête américaine. Installé outre-Atlantique depuis maintenant quatre ans, il a choisi de se mesurer aux talents du monde entier dans l’une des émissions les plus suivies de la télévision américaine. Un pari audacieux pour celui qui a grandi devant les caméras françaises.
Une performance saluée par les quatre jurés
Le 2 juin 2026, Kev Adams s’est présenté comme candidat lors de la saison 21 d’America’s Got Talent, diffusée sur NBC. Loin de son statut de juré dans l’émission Mask Singer sur TF1, l’artiste a accepté de repartir de zéro face à un public américain exigeant.
Son numéro de stand-up, entièrement réalisé en anglais, lui a valu l’approbation unanime du jury. Les quatre « oui » ont confirmé que son humour transcende les frontières linguistiques et culturelles.
Des observations culturelles qui font mouche
L’humoriste a construit sa performance autour des différences entre la France et les États-Unis. Il a notamment abordé la question des prix affichés hors taxes et le système complexe des pourboires, sources d’incompréhension pour de nombreux expatriés.
Une de ses vannes portait sur la distance entre Los Angeles et Las Vegas, qu’il a comparée avec humour aux dimensions de l’Hexagone. La production d’America’s Got Talent a qualifié sa prestation d’« hilarante » et estimé qu’il avait « vraiment mis dans le mille ».
Des compliments enthousiastes de la part du panel
Sofía Vergara, elle-même originaire de Colombie, a salué l’exploit de réussir à faire rire dans une langue étrangère. Elle comprend mieux que quiconque la difficulté de manier l’humour dans un idiome qui n’est pas le sien.
Mel B n’a pas caché son enthousiasme, décrivant l’artiste comme « canon, dingue, sexy, cool » et précisant qu’il n’avait pas besoin de « golden buzzer ». Son intervention a mis en lumière le charisme naturel du Français sur scène.
Simon Cowell, connu pour ses commentaires tranchants, a reconnu que « en plus d’être drôle, tu n’as peur de rien ». Howie Mandel a pour sa part loué sa capacité à repérer les subtilités culturelles et à les transformer en matériau comique.
Une ascension progressive dans le paysage américain
L’apparition télévisée de Kev Adams n’est pas un coup d’éclat isolé. Elle couronne des années de travail acharné dans les comedy clubs de New York et de Los Angeles, où il a testé ses vannes devant des publics variés.
Le New York Times l’avait déjà remarqué, le qualifiant de « sensation française du stand-up » à New York. Cette reconnaissance médiatique lui a ouvert des portes dans un milieu particulièrement compétitif.
Un impact mesurable auprès du public américain
L’émission America’s Got Talent a rassemblé près de 5 millions de téléspectateurs pour cet épisode. Sur les réseaux sociaux, les internautes américains évoquent déjà le « phénomène Kev ».
Certains observateurs n’hésitent pas à imaginer qu’il pourrait devenir le premier stand-upper à remporter le programme, traditionnellement dominé par des numéros de chant, de danse ou de magie.
Une carrière menée sur deux continents
Malgré son investissement aux États-Unis, l’humoriste n’oublie pas son public français. Il prépare actuellement la comédie La Maison de nos rêves aux côtés de Chantal Ladesou, prévue pour l’automne.
Connu en France pour ses rôles dans The Young Man Show et la série Soda, il réussit le pari difficile de maintenir une présence active des deux côtés de l’Atlantique. Un équilibre rare dans le monde du spectacle.


