L’affaire prend une ampleur considérable dans le secteur de l’esthétique. Des dizaines de clientes dénoncent aujourd’hui les pratiques d’une chaîne d’instituts spécialisés dans l’épilation, accusée de leur avoir causé de graves préjudices physiques. Une vague de plaintes sans précédent secoue l’enseigne Epil House, portée par des témoignages glaçants de victimes.
Une avalanche de plaintes pour des séquelles cutanées
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 100 plaintes ont été déposées, impliquant pas moins de 126 femmes. Toutes racontent le même cauchemar suite à des prestations censées leur apporter beauté et bien-être.
Les victimes rapportent des brûlures sévères, parfois qualifiées de deuxième degré, survenues lors de séances d’épilation. Au-delà de la douleur immédiate, les conséquences s’avèrent durables : cicatrices indélébiles, troubles de la dépigmentation et taches disgracieuses sur le visage.
Paradoxalement, certaines clientes constatent une repousse anormale des poils précisément sur les zones traitées, un phénomène contraire à l’objectif recherché.
Des fermetures brutales laissant les clientes démunies
Le scandale ne s’arrête pas aux dommages corporels. Les plaignantes dénoncent également des pratiques commerciales trompeuses qui ont aggravé leur préjudice.
Plusieurs centres ont fermé leurs portes de manière abrupte, abandonnant des clientes qui avaient pourtant réglé leurs prestations. Sans préavis ni possibilité de récupérer leur argent, ces femmes se retrouvent doublement lésées.
Face aux réclamations adressées aux dirigeants, le silence demeure la règle. Les demandes de remboursement restent lettre morte, alimentant la colère et l’incompréhension des victimes.
Des influenceuses dans la tourmente
L’affaire prend une dimension médiatique supplémentaire avec l’implication de plusieurs personnalités des réseaux sociaux. Maeva Ghennam, Milla Jasmine, Sarah Fraisou et Ruby Nikara ont toutes promu l’enseigne auprès de leurs communautés respectives.
Maître Rebecca Lahoud Heilbronner, avocate au dossier, insiste sur le rôle crucial de ces influenceuses. Elles constituent désormais des témoins clés dans cette affaire judiciaire complexe.
Les regrets publics d’une influenceuse
Ruby Nikara a tenu à s’exprimer publiquement sur sa participation à la promotion d’Epil House. Elle déclare : « Si j’avais eu connaissance des éléments aujourd’hui reprochés à cette enseigne, je n’aurais évidemment jamais accepté d’y associer mon image. »
Cette prise de position illustre l’embarras dans lequel se trouvent ces personnalités, confrontées aux conséquences dramatiques d’un partenariat commercial.
Un silence radio inquiétant
Depuis l’été 2025, Epil House observe un mutisme total. L’enseigne ne communique plus sur ses plateformes sociales et refuse de répondre aux sollicitations des médias.
Cette stratégie du silence ne fait qu’amplifier les suspicions et la frustration des victimes, qui attendent toujours des explications et des réparations.
L’affaire suit désormais son cours judiciaire, portée par la détermination de dizaines de femmes décidées à obtenir justice pour les préjudices subis.


