Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict dans l’affaire opposant la Première dame à quatre personnes qu’elle accusait de mener une campagne de dénigrement en ligne. Une décision qui pourrait faire jurisprudence dans le domaine du cyberharcèlement visant les personnalités publiques.
Une relaxe inattendue au nom de la bonne foi
Le jeudi 10 juillet 2025, la justice a tranché en faveur des quatre personnes poursuivies par Brigitte Macron pour cyberharcèlement à caractère sexiste. Les juges parisiens ont prononcé une relaxe générale, estimant que les accusés pouvaient bénéficier de « l’excuse de bonne foi », malgré la reconnaissance du caractère diffamatoire de certains propos.
Cette décision intervient près d’un an après le dépôt de la plainte initiale par l’épouse du président français, en août 2024. Les accusations portaient spécifiquement sur une campagne en ligne ciblant son genre, sa sexualité et la différence d’âge avec Emmanuel Macron.
La défense de Brigitte Macron conteste le jugement
L’avocat de la Première dame n’a pas caché sa surprise face à cette décision. Me Jean Ennochi a rapidement réagi sur BFM2 en déclarant : « La Cour a considéré que certains propos étaient diffamatoires, mais que les prévenus devaient bénéficier de l’excuse de bonne foi. Je vais voir avec mes Clients ce que nous allons faire, mais bien évidemment (…) je ne suis pas d’accord avec cette argumentation et cette décision ».
Le conseil de Brigitte Macron dispose désormais d’un délai de dix jours pour interjeter appel, une option qui semble sérieusement envisagée au vu de la réaction de la défense.
Des personnalités identifiées dans l’affaire
Parmi les personnes visées par la plainte figurait notamment Aurélien Poirson-Atlan, plus connu sous le pseudonyme « Zoé Sagan ». Cette affaire soulève d’importantes questions sur les limites de la liberté d’expression en ligne face au droit des personnalités publiques à être protégées contre le cyberharcèlement.
Un précédent juridique sur le cyberharcèlement
Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur d’autres affaires similaires. Le tribunal a effectivement reconnu le caractère diffamatoire de certains propos, mais a considéré que la bonne foi des accusés prévalait dans ce contexte particulier.
La nature des messages, qui ciblaient spécifiquement l’identité et la vie personnelle de la Première dame, posait pourtant la question des limites acceptables de la critique envers les figures publiques, surtout lorsque celle-ci s’attaque à des caractéristiques personnelles plutôt qu’à des positions politiques.
Quelle suite pour l’affaire ?
Si Brigitte Macron décide de faire appel, ce dossier pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains mois. L’issue de cette procédure sera particulièrement scrutée par les juristes spécialisés dans le droit du numérique et la protection des personnalités publiques.


