Dans le petit monde de la chanson française, l’incident de Biscarosse impliquant Kendji Girac avait fait grand bruit. Aujourd’hui, grâce à l’adjudant-chef Éric Raoul, les pièces du puzzle se mettent en place et nous offrent un tableau plus clair de cette nuit où le silence pesait lourd.
« Je prends le temps de dialoguer, de trouver le bon point d’entrée, la famille de la victime »
Le 22 avril 2024, le chanteur bien-aimé Kendji Girac était retrouvé grièvement blessé par balle dans un camp de gens du voyage. L’adjudant-chef Éric Raoul, en charge de l’enquête, a dû faire face à un mur de silence. « Je suis informé d’une intervention des secours pour une victime blessée par balle. Je me retrouve dans un camp de gens du voyage avec des personnes qui certifient qu’il ne s’est rien passé », se souvient-il. Mais c’est avec calme et humanité qu’il a réussi à percer ce silence.
Pour Éric Raoul, l’approche humaine était essentielle : « Je prends le temps de dialoguer, de trouver le bon point d’entrée, la famille de la victime, pour créer un lien de confiance ». Cette méthode a porté ses fruits, permettant de comprendre les circonstances de ce drame qui avait tant fait parler.
L’enquête a conclu à un acte non criminel
L’hypothèse d’une « simulation de suicide » avait été évoquée par le procureur de la République de Mont-de-Marsan, Olivier Janson, provoquant une onde de choc parmi les proches de Kendji. Vianney, ami proche du chanteur, avait exprimé son malaise face à cette révélation, regrettant le déballage de l’intimité de l’artiste.
Finalement, l’enquête a conclu à un acte non criminel. Kendji Girac, qui s’était tiré dessus, a dû suivre un suivi sanitaire obligatoire de six mois et contribuer à une association d’aide aux victimes. Une issue qui a permis de clore le dossier, mais qui reste gravée dans les mémoires.



Dans le milieu des gens du voyage il existe la loi de l’omerta qui existe aussi en Corse … c’est la loi du silence …