Une voix s’élève pour briser le silence. Face aux députés de la commission d’enquête sur l’inceste, une femme livre un témoignage bouleversant sur les violences subies durant son enfance. Un combat pour que d’autres victimes ne soient plus entravées par la loi du temps.
Un témoignage accablant devant les députés
Coline Berry a pris la parole devant la commission d’enquête parlementaire consacrée à l’inceste. Elle y a dénoncé les actes de son père, l’acteur Richard Berry, qu’elle accuse de viols répétés durant son enfance.
Malgré le dépôt d’une plainte, celle-ci a été classée sans suite en août 2022 en raison de la prescription des faits. Une décision qui illustre les limites actuelles du système judiciaire face aux crimes sexuels sur mineurs.
Une enfance marquée par la violence et le silence
La jeune femme décrit un environnement familial profondément toxique. Les agressions se répétaient chaque week-end, dans un climat où la violence physique et psychologique régnait en maître.
Elle évoque des scènes insoutenables : « Le sexe de mon père dans ma bouche en guise de trompette ou de flûte », illustrant la cruauté des sévices endurés.
Un climat familial destructeur
Au-delà des agressions sexuelles, Coline Berry rapporte un quotidien ravagé par la violence conjugale. Son père exerçait également des violences physiques sur sa mère, installant une atmosphère de terreur permanente.
L’absence totale de communication au sein de la famille a contribué à maintenir ce silence. Aucune dénonciation n’était possible dans cet environnement où la peur dominait.
La prescription, un obstacle à la justice
Richard Berry a nié l’ensemble des accusations portées contre lui. L’enquête n’a pas pu aboutir, les faits étant considérés comme prescrits par la justice.
Ce classement sans suite explique pourquoi Coline Berry justifie le délai avant de porter plainte. Le climat de silence et de violence familiale rendait impossible toute révélation précoce.
Un appel à modifier la loi
Face à cette impasse judiciaire, la jeune femme milite activement pour une réforme législative. Elle demande que les crimes d’inceste deviennent imprescriptibles, permettant aux victimes de porter plainte sans limite de temps.
Elle va plus loin en réclamant la suppression de la non-rétroactivité des lois. Cette modification permettrait aux victimes d’agressions passées de bénéficier des nouvelles protections juridiques.


