Du règne culinaire aux vignes : la métamorphose du mari de Mimie Mathy

Mimie Mathy

Lorsqu’un ancien cuisinier abandonne ses fourneaux pour se consacrer corps et âme à la viticulture, le quotidien conjugal prend parfois des tournures inattendues. C’est l’histoire surprenante d’un homme qui a tout quitté pour ses rangs de ceps, au point de délaisser même ses week-ends et sa célèbre épouse.

Une passion viticole dévorante

Benoist Gérard ne fait pas les choses à moitié. Depuis qu’il a embrassé le métier de vigneron, son emploi du temps ne connaît plus de répit. Il travaille sept jours sur sept, sacrifiant ses week-ends sur l’autel de sa nouvelle passion.

« Je travaille sept jours sur sept, au grand désespoir de ma femme ! Mais pour moi c’est un bonheur, ça fait partie de mon équilibre de vie », confie-t-il sans détour. Une déclaration qui résume à elle seule l’ampleur de son engagement pour le Domaine Minoist.

Du tablier aux sécateurs : une reconversion radicale

Il y a une quinzaine d’années, cet ancien professionnel des cuisines a opéré un virage à 180 degrés. En 2008, le couple s’installe en Provence, la comédienne gardant des liens familiaux du côté de Vaison-la-Romaine. C’est à ce moment que le cuisinier abandonne définitivement son tablier.

Un apprentissage autodidacte

Sans aucune formation viticole initiale, Benoist Gérard a construit son expertise par lui-même. Il a « acheté tous les bouquins qui existaient, regardé des vidéos, assisté à des conférences ».

Lancé dans l’aventure en 2011, il produira son premier millésime deux ans plus tard, en 2013. Une belle réussite pour un autodidacte qui a su transposer son savoir-faire culinaire à la vigne.

Une philosophie du produit avant tout

Pour ce vigneron atypique, la qualité commence dans les parcelles. « C’est comme en cuisine : si tu as un mauvais produit, tu ne peux pas faire un bon plat », explique-t-il en établissant un parallèle évident avec son ancien métier.

Son approche se distingue par des méthodes originales. Il incorpore infusions, décoctions et huiles essentielles dans ses préparations destinées à nourrir la terre : carotte, fenouil, cannelle, poivre de Timut ou clou de girofle enrichissent ses compositions.

Le Domaine Minoist, fruit d’un amour

Le nom du domaine n’est pas le fruit du hasard. Mimie Mathy en personne a imaginé cette appellation « Minoist », une contraction affectueuse fusionnant leurs deux prénoms.

Cette exploitation familiale s’étend sur 2,3 hectares de vignes, un territoire que Benoist cultive avec une attention de tous les instants.

Quand la vigne concurrence la vie de couple

Si Mimie Mathy continue d’enchaîner tournages, spectacles et tournées des Enfoirés, elle doit composer avec un mari bien plus souvent aux champs qu’au salon. Cette passion dévorante provoque chez la comédienne un grand désespoir, certes relatif mais bien réel.

Une infidélité version bouteille, largement pardonnée par l’intéressée elle-même, qui témoigne d’une vie conjugale où chacun poursuit ses ambitions avec détermination.

Virginie Lebrun

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