L’ancien candidat à la présidentielle de 2017 tourne définitivement la page judiciaire. En renonçant à son recours, François Fillon scelle l’épilogue d’un feuilleton qui avait ébranlé la campagne électorale et marqué l’histoire politique française. Son épouse Penelope voit également sa condamnation devenir définitive.
Un désistement qui clôt huit ans de procédure
François Fillon a officiellement renoncé à son pourvoi en cassation dans le dossier des emplois fictifs de son épouse. Cette décision rend sa condamnation irrévocable et met un terme à une bataille judiciaire entamée il y a plusieurs années.
L’ancien Premier ministre devra donc purger une peine de quatre ans de prison avec sursis, s’acquitter d’une amende de 375 000 euros et respecter une interdiction d’exercer des fonctions publiques pendant cinq ans.
Une condamnation allégée lors du dernier procès
Cette sentence, prononcée en juin 2025 lors d’un troisième procès en appel, apparaît moins sévère que celle infligée initialement en mai 2022. À l’époque, la cour d’appel avait condamné l’élu à quatre ans de prison dont un an ferme, assortis de la même amende mais d’une inéligibilité de dix ans.
La Cour de cassation avait partiellement cassé cette décision en 2024, imposant un nouveau procès centré exclusivement sur la question du quantum de la peine. C’est ce dernier jugement que François Fillon accepte désormais sans contester.
Penelope Fillon également condamnée définitivement
L’épouse de l’ancien candidat à la présidentielle voit sa propre condamnation devenir définitive depuis 2024. Elle avait écopé de deux ans de prison avec sursis et d’une amende identique à celle de son mari : 375 000 euros.
Lors du troisième procès, Penelope Fillon n’était concernée que par une partie limitée du dossier, relative aux dommages et intérêts. Son pourvoi ne portait d’ailleurs que sur cet aspect spécifique de la condamnation.
Le « Penelopegate », un tournant politique historique
Ce scandale aux lourdes conséquences politiques avait explosé en pleine campagne présidentielle de 2017. Révélées par la presse, les accusations d’emplois présumés fictifs avaient torpillé la candidature de François Fillon, alors favori des sondages.
Le candidat Les Républicains n’avait finalement recueilli que 20 % des voix au premier tour, une performance catastrophique qui constitue un fait inédit pour un candidat de droite sous la Ve République. Cette affaire, surnommée « Penelopegate », reste gravée comme l’un des rebondissements majeurs de l’histoire électorale française récente.


