Olivier de Kersauson : que devient-il ?

Figure emblématique de la voile française, Olivier de Kersauson s’apprête à célébrer ses 81 ans en juillet 2025. Ce marin aux multiples facettes partage sa vie entre deux terres d’élection, cultivant un rapport unique aux territoires qui l’ont façonné. Entre promotion littéraire et retour vers ses havres de paix, portrait d’un homme qui revendique son nomadisme.

Une vie entre deux mondes

L’ancien navigateur, qui soufflera ses 81 bougies le dimanche 20 juillet 2025, mène une existence partagée entre deux horizons qui lui sont chers. D’un côté, la Bretagne de son enfance, terre d’attache et de souvenirs. De l’autre, la Polynésie où réside sa compagne Sandra.

Ce double ancrage géographique, loin d’être un déchirement, semble nourrir l’âme du marin. Ce partage entre deux mondes définit profondément l’identité du navigateur, qui assume pleinement cette dualité.

« La vie a fait de moi un nomade. Je suis bien partout. Il y a des odeurs de terre et de mer de Bretagne qui me rappellent l’enfance. En Bretagne, il n’y a pas les Marquises… Mais en Polynésie, il n’y a pas Pont-Avent. Je ne suis pas le premier à aimer les deux. Il y a beaucoup de Bretons en Polynésie », a-t-il confié lors d’une récente interview.

Entre promotion littéraire et retour aux sources

Le 12 janvier dernier, lors d’un entretien accordé au JDNews pendant un trajet de Brest à Paris, Olivier de Kersauson s’est livré sur son quotidien et ses aspirations. En pleine promotion de son ouvrage « Avant que la mémoire s’efface », il ne cachait pas son impatience de retrouver les rivages polynésiens.

« Nous roulons depuis maintenant quatre heures pour rejoindre Paris. La pluie ne nous a pas quittés depuis notre départ du manoir du navigateur, situé au bout de la terre, au Conquet, près de Brest », déclarait-il durant ce voyage.

Le marin exprimait alors son désir pressant de regagner Tahiti, loin de l’agitation parisienne qu’il ne porte pas dans son cœur : « J’ai hâte de rentrer à Tahiti pour aller à la pêche. Je suis content de revoir ma femme. Je suis content de rentrer. Comme lorsque j’étais enfant, j’étais heureux de rentrer en Bretagne ».

Un rapport ambivalent à la capitale

Sa relation avec Paris est sans équivoque. Le navigateur ne dissimule pas son peu d’enthousiasme pour la capitale française. Sans détour, il affirme : « Ce n’est pas du mépris, mais il ne fait pas beau et c’est une ville écolo. Elle ne m’apporte rien de ce que j’aime ! ».

Une franchise caractéristique de ce personnage qui privilégie les grands espaces et la liberté des mers aux contraintes urbaines.

Des racines familiales ancrées

Derrière l’image du navigateur se cache aussi celle d’un père. Olivier de Kersauson est le père d’Arthur, né en 1980 de son union avec Caroline Piloquet-Verne. Cette dernière est malheureusement décédée en 2005, marquant un tournant dans la vie personnelle du marin.

Aujourd’hui, c’est avec Sandra, sa femme résidant en Polynésie, qu’il partage sa vie. Cette relation illustre une fois de plus ce balancement entre deux horizons qui caractérise l’existence du navigateur.

Le manoir breton et les plages polynésiennes

Son manoir au Conquet, près de Brest, représente son ancrage breton, tandis que la Polynésie incarne son besoin d’ailleurs. Ce dualisme géographique reflète parfaitement la personnalité d’un homme qui a passé sa vie à parcourir les mers, toujours entre départ et retour.

Fidèle à son tempérament de navigateur, Olivier de Kersauson continue de voguer entre ces deux ports d’attache, cultivant une forme de liberté que peu parviennent à préserver à son âge.

Nadia Ben Amar
J’explore l’univers fascinant des célébrités pour en révéler les coulisses.

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