Janvier 2012. Lors d’un échange avec des lecteurs du Républicain Lorrain, Patrick Bruel se livre sur une déception professionnelle qu’il n’a jamais digérée. L’artiste évoque alors une occasion ratée qui aurait pu marquer un tournant dans sa carrière cinématographique, bien loin des polémiques qui l’entourent aujourd’hui.
Une saga mythique qui a façonné sa vocation
Questionné sur le personnage qu’il aurait rêvé d’incarner à l’écran, le comédien et chanteur n’hésite pas une seconde. Sa réponse fuse immédiatement : « Le Parrain numéro 4 ». Un film qui n’existe pas, puisqu’il précise aussitôt : « Ils ne l’ont pas tourné. »
Cette œuvre culte de Francis Ford Coppola représente bien plus qu’un simple long-métrage pour Patrick Bruel. C’est elle qui « m’a donné envie de faire ce métier, c’est le film qui m’a révélé comme ça l’amour du cinéma », confie-t-il avec émotion.
L’influence déterminante d’Al Pacino
L’acteur mentionne également d’autres productions marquantes avec la légende hollywoodienne Al Pacino : « Serpico » et « Panique à Needle Park ». Il conclut en évoquant son idole : « Comme quoi Al Pacino a toujours été… »
Un casting raté pour Le Parrain 3
En 1990, alors âgé de 30 ans, Patrick Bruel frôle l’opportunité de sa vie. Il révèle avoir été tout près d’intégrer le troisième chapitre de la trilogie des Corleone.
« C’est vrai que j’aurais bien aimé être dans Le Parrain 3 parce qu’il y avait une possibilité », explique-t-il avec une pointe de nostalgie. Le personnage envisagé était « le rôle du fils du chanteur d’opéra qui pouvait se faire ».
Une rencontre qui n’a jamais eu lieu
L’artiste affirme avoir franchi plusieurs étapes de la sélection. Il « avait été jusqu’aux portes du casting », mais le destin en a décidé autrement.
La raison de cet échec ? Une entrevue cruciale qui ne s’est jamais concrétisée : « Je n’avais pas pu rencontrer Coppola, c’était dommage », regrette Patrick Bruel.
Pourquoi un quatrième volet reste illusoire
Francis Ford Coppola a toujours entretenu une relation complexe avec sa propre création. Après les deux premiers opus sortis en 1972 et 1974, le réalisateur « avait même juré de ne plus jamais revenir chez les Corleone ».
Ce n’est que contraint par des problèmes d’argent qu’il accepte de tourner le troisième film à la fin des années 1980.
Les regrets du maestro
Avec le temps, le cinéaste a exprimé des remords concernant les prolongements de son chef-d’œuvre. En 2024, il « reconnaissait même être gêné d’avoir contribué à populariser la mode des suites à Hollywood avec Le Parrain, deuxième partie. »
Plus récemment encore, Coppola « a expliqué qu’il aurait préféré que la saga reste limitée à un seul film. » Il a également confié que « Le Parrain 3 » lui semblait incomplet sans Robert Duvall, qui avait refusé de reprendre son rôle de Tom Hagen suite à un désaccord salarial.
Dans ce contexte, les probabilités de voir un jour Le Parrain 4 sont considérées comme quasiment nulles. Le rêve de Patrick Bruel restera donc à jamais inassouvi.


