Quitter la France pour une aventure familiale à l’étranger, loin de l’agitation parisienne. C’est le pari qu’a fait Fabien Marsaud, plus connu sous le nom de scène Grand Corps Malade, en s’installant pendant douze mois dans la métropole québécoise. Une expérience qui a profondément marqué sa création artistique.
Une année entière dans la Belle Province
Le slameur français a posé ses valises à Montréal avec toute sa famille. Cette expatriation temporaire n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’un projet longuement réfléchi avec son épouse Julia.
Sa compagne avait depuis longtemps manifesté l’envie de découvrir une vie ailleurs. Le couple a finalement concrétisé ce rêve commun, choisissant la capitale culturelle du Québec comme destination.
Un lien particulier avec la métropole québécoise
La découverte de la ville remonte à deux décennies, lors d’une participation aux Francofolies. Depuis cette première rencontre, l’artiste a développé une véritable affection pour cette cité nord-américaine.
L’absence d’obstacle linguistique pour ses enfants a particulièrement pesé dans le choix de cette destination. La langue française, omniprésente dans les rues montréalaises, facilitait grandement l’adaptation familiale.
Un choix assumé et réfléchi
L’interprète tient à préciser que ce départ n’était en aucun cas une échappatoire. Il s’agissait plutôt d’une volonté de décélérer après des années de rythme effréné professionnel.
Concernant ses prises de position sur l’Hexagone, Grand Corps Malade affirme que ses critiques naissent d’un profond attachement et d’exigences élevées envers sa nation.
Un neuvième album nourri par l’expérience canadienne
Le 18 septembre a marqué la sortie de « Voir la mer », son nouvel opus. Ce projet musical porte en lui les empreintes de cette parenthèse montréalaise.
L’album constitue un hommage à ses racines, à son entourage proche et célèbre également vingt années de parcours artistique. L’influence canadienne se ressent dans les textes et l’inspiration générale de cet enregistrement.
Une création entre deux continents
Le séjour outre-Atlantique a bouleversé tant sa dynamique familiale que sa créativité. Cette immersion québécoise a irrigué naturellement son processus d’écriture.
La vie quotidienne au Canada a offert au slameur une perspective nouvelle, enrichissant son regard et nourrissant sa plume de manière inattendue.


