Robert Badinter meurt à 95 ans

Ce vendredi 9 février, Aude Napoli, collaboratrice de l’ancien garde des sceaux, révélait la mort de Robert Badinter, âgé de 95 ans. Il a porté la loi de l’abolition de la peine de mort en 1981, Emmanuel Macron annonce un hommage national. 

Rapporteur de la loi pour l’abolition de la peine de mort, le 9 octobre 1981

Né à Paris le 30 mars 1928, d’une famille juive, l’homme fait ses débuts d’avocats en fondant un cabinet avec Jean-Denis Bredin. Il se marie à Élisabeth Badinter en 1966, ils auront ensemble trois enfants. Il a été remarqué en sauvant Patrick Henry de la guillotine en 1977. Président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995, il a aussi occupé la fonction de garde des sceaux sous François Mitterrand (1981-1986).

Puis, en tant que rapporteur de la loi pour l’abolition de la peine de mort en France, on retient son discours mémorable à faveur de ce qui sera la loi du 9 octobre 1981. En 2007, l’abolition de la peine de mort entre dans la Constitution.

La date de son décès, ce 9 février, n’est pas sans rappeler un traumas familial. Car le 9 février 1943, une partie de sa famille est arrêtée et emmenée vers les camps de la mort, parmi eux, son père. 

Les hommages abondent pour cette personnalité politique française, figure de l’universel 

En déplacement à Bordeaux, Emmanuel Macron a annoncé qu’un hommage national lui sera rendu : « la nation a perdu un grand homme », a-t-il déclaré. Les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux et dans les médias. 

« Son héritage juridique et moral est un bien commun précieux, qu’il nous revient de conserver vivant. » Déclarait la cour de cassation sur X, anciennement Twitter. 

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