L’ancien animateur des « Z’amours » ne décolère pas. Quatre ans après son licenciement suite à une blague controversée sur les violences conjugales, Tex pointe du doigt son confrère Julien Courbet, qu’il accuse d’avoir attisé la polémique ayant conduit à son éviction de France Télévisions.
Une plaisanterie qui a coûté cher
Le 30 novembre 2017, l’histoire bascule pour l’humoriste lors de sa participation à l’émission « C’est que de la télé » sur C8. Ce jour-là, Tex prononce une blague sur les femmes battues qui provoque immédiatement un tollé sur les réseaux sociaux.
La séquence, rapidement devenue virale, pousse France Télévisions à prendre des mesures drastiques. L’animateur emblématique des « Z’amours » est licencié dans la foulée, la chaîne condamnant fermement ses propos sur un sujet aussi sensible que les violences conjugales.
Courbet dans le viseur
Aujourd’hui, Tex n’a pas digéré la tournure des événements et désigne un responsable : Julien Courbet. Selon l’humoriste évincé, l’animateur de « Capital » aurait joué un rôle déterminant dans l’amplification de la polémique.
« C’est lui qui m’a jeté dans la gueule du loup », accuse Tex. Il affirme que pendant la pause publicitaire, Courbet aurait consulté Twitter avant de prendre publiquement ses distances avec la blague controversée.
L’intervention de Courbet aurait, selon Tex, considérablement aggravé la situation. Il lui reproche notamment d’avoir prononcé cette phrase : « Oh la la… Vous allez avoir des problèmes sur les réseaux », alimentant ainsi la controverse naissante.
Une bataille judiciaire perdue
Suite à son licenciement, Tex n’est pas resté inactif. L’animateur a poursuivi Sony Pictures Television, la société de production des « Z’amours », espérant obtenir réparation pour ce qu’il considérait comme un licenciement abusif.
La justice lui a accordé 45 000 euros de dommages-intérêts, un montant que Tex a jugé insuffisant. Insatisfait, il a fait appel de cette décision.
En 2020, le verdict est tombé : la cour d’appel de Paris a confirmé la première décision. Les juges ont estimé que l’animateur avait effectivement enfreint une clause de son contrat concernant le respect de l’ordre public et des bonnes mœurs.
Un scandale médiatique aux multiples conséquences
Cette affaire illustre la rapidité avec laquelle une polémique peut prendre de l’ampleur à l’ère des réseaux sociaux. En quelques heures seulement, une blague de mauvais goût a mis fin à une longue carrière télévisuelle.
Pour Tex, la pilule reste difficile à avaler. Plus que la sanction elle-même, c’est l’attitude de son confrère qu’il ne pardonne pas, estimant que sans l’intervention de Courbet, la controverse n’aurait peut-être pas pris une telle ampleur.
Ce différend entre les deux animateurs révèle aussi les tensions qui peuvent exister dans le milieu audiovisuel français, où une parole malheureuse peut rapidement transformer une carrière établie en un souvenir du passé.


