Alors que le football français n’a jamais été autant traversé par les débats de société, le nouveau patron de l’équipe de France a choisi sa ligne de conduite. Une position qui tranche avec les récentes prises de parole de plusieurs stars du sport tricolore.
Une neutralité affichée dès la prise de fonction
Succédant à Didier Deschamps, Zinédine Zidane a officiellement pris ses fonctions lors d’une présentation organisée le 18 septembre 2026. L’occasion pour le champion du monde 1998 de dévoiler sa première liste de joueurs sélectionnés.
Interrogé sur ses éventuelles opinions politiques, le technicien marseillais a immédiatement coupé court à toute spéculation. « Je vais me consacrer à ma tâche, celle de sélectionneur de l’équipe de France A… Moi, je vais essayer de me concentrer sur cette tâche qui est sélectionneur de l’équipe de France », a-t-il déclaré.
Un contraste avec les engagements de certaines stars
Cette posture détonne dans le paysage sportif actuel. Plusieurs personnalités majeures ont récemment fait entendre leur voix sur des sujets sensibles.
Kylian Mbappé, le capitaine engagé
Kylian Mbappé multiplie les prises de position sur les réseaux sociaux. Le capitaine des Bleus a notamment manifesté son soutien à Ceuta et aux migrants : « Je tenais également à faire un geste et à adresser une pensée à tous les migrants qui ont perdu la vie et qui vivent eux aussi dans des conditions difficiles. »
Teddy Riner appelle au dialogue
Le judoka français le plus titré s’est également exprimé sur X, partageant ses inquiétudes concernant la France : « Comme beaucoup de Français, la situation actuelle m’inquiète… Je défends son histoire, le génie de son peuple, son patrimoine, ses valeurs républicaines et sa diversité. »
Le champion olympique plaide pour une approche constructive : « Les solutions ne viendront ni des surenchères, ni des recettes du passé… mais le droit de s’exprimer appartient à chaque citoyen. »
Une stratégie saluée par les observateurs
Dans les médias, la prudence de Zidane a été accueillie favorablement. Le journaliste Eliott Deval a notamment salué cette neutralité : « Il n’est pas tombé dans le panneau. »
Le nouveau sélectionneur semble ainsi avoir choisi de concentrer toute son énergie sur sa mission sportive, évitant les terrains glissants des débats politiques.


